Placido Domingo accusé par neuf femmes de harcèlement sexuel

#METOO L’artiste lyrique Placido Domingo, directeur des opéras de Los Angeles et de Washington, est accusé de harcèlement sexuel par neuf femmes

A.D.

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Placido Domingo le 12 juillet 2019 à Madrid.
Placido Domingo le 12 juillet 2019 à Madrid. — Bernat Armangue/AP/SIPA

150 rôles, 4000 concerts… et 9 accusations. L’artiste lyrique Placido Domingo, directeur des opéras de Los Angeles et de Washington, est accusé de harcèlement sexuel par neuf femmes, huit chanteuses et une danseuse, selon les informations d’Associated Press, relayées par le HuffPost.

Ces femmes estiment que leur carrière a pâti de leur refus face aux avances du « Roi de l’opéra ». Les plaignantes évoquent des faits datant de 1980 à aujourd’hui. parmi elles, seule Patricia Wulf a accepté de témoigner ouvertement. « C’était du harcèlement sexuel. Quand un homme se tient si près de vous avec un sourire en coin et vous demande à maintes reprises si vous devez rentrer à la maison, je ne peux pas trouver d’autres conclusions que le fait qu’il voulait me mettre dans son lit. Encore plus quand il a la réputation de faire ça. Ça a affecté ma manière de me comporter avec les hommes, ma carrière dans l’opéra et le reste de ma vie. », raconte-t-elle.

Une trentaine de femmes du monde de l’opéra ont tenu à soutenir les accusatrices, déplorant, elles aussi, un comportement inapproprié de la part du chanteur de 78 ans.

« Je pensais que toutes mes interactions et relations avaient toujours été consensuelles »

L’artiste lyrique a tenu à répondre : « Ces accusations de la part de ces femmes anonymes, remontant pour certaines à 30 ans, sont vraiment dérangeantes et, comme elles le sont présentées, inexactes, se défend-il. Malgré tout, il est douloureux d’apprendre que j’aie pu contrarier quiconque ou que j’aie pu les mettre mal à l’aise – peu importe à quand remontent les faits et malgré mes meilleures intentions. Je pensais que toutes mes interactions et relations avaient toujours été consensuelles. Les gens qui me connaissent ou qui ont travaillé avec moi savent que je ne suis pas quelqu’un qui va intentionnellement faire mal, offenser, ou mettre mal à l’aise quelqu’un. Cependant, je dois reconnaître que les règles et standards par lesquels nous sommes – et nous devrions – être jugés aujourd’hui sont vraiment différentes de ce qui avait cours par le passé. »