Incertitudes autour d'une assignation initiée par un styliste contre la chanteuse Aya Nakamura

POOKIE Aya Nakamura aurait utilisé des tenues inspirées d'un styliste sans lui demander son accord au préalable

20 Minutes avec AFP

— 

Aya Nakamura à We Love Green
Aya Nakamura à We Love Green — SADAKA EDMOND/SIPA

Un styliste a assigné Aya Nakamura pour « parasitisme » devant le TGI de Nanterre l’accusant de s’être inspirée de son travail sans son consentement dans un clip, mais il a, selon l’avocate de la chanteuse, fait parvenir l’assignation à une mauvaise adresse.

L’assignation, lancée par Kyo Jino, a été déposée mardi auprès du tourneur de l’interprète du tube Djadja, Totem Production, dont le siège est à Clamart (Hauts-de-Seine), a précisé son avocat Me Jean-Marc Descoubès.

Cependant, la chanteuse n’a « pas été touchée » par cette assignation, l’adresse du tourneur n’étant « pas son domicile », a souligné son avocate Cerasela Vlad. « Nous ne sommes donc au courant d’aucune mise en cause », a-t-elle assuré.

Les tenues du clip Pookie en jeu

Kyo Jino, qui dit travailler régulièrement avec des chanteurs en vogue comme la rappeuse Shay ou encore l’ex-candidat français à l’Eurovision Bilal Hassani, accuse Aya Nakamura – Aya Danioko à la ville – d’avoir « repris » dans son clip Pookie l’idée de modèles qu’il lui avait présentés quelques mois auparavant, notamment deux robes et une fourrure, affirme l’assignation.

Le styliste parisien de 23 ans lui aurait transmis en décembre un « moodboard » (ou planche de tendances) présentant plusieurs tenues auxquelles « il avait réfléchi pour elle ». Une séance photo avait ensuite été organisée avec Aya Nakamura, la chanteuse posant dans des créations de Kyo Jino.

Mais le jeune homme avait découvert, dans le clip sorti en avril, « que certaines des idées vestimentaires figurant dans son moodboard (…) ainsi que celles créées pour la séance de shooting (…) avaient été purement et simplement reprises par la chanteuse » sans qu' « à aucun moment il n’ait été averti ni consulté », soutient l’assignation.

Guerre sur les réseaux

Kyo Jino avait alors fait part de son « indignation » sur les réseaux sociaux, ce à quoi la chanteuse, qui dément les accusations, avait rétorqué : « Si ce que tu dis est vrai, (…) porte plainte et on verra ».

Le styliste l’avait alors mise en demeure, via sa maison de production Warner Music France, de lui payer 50.000 euros en réparation du « préjudice subi du fait de la spoliation de son travail », ce à quoi le producteur avait opposé une fin de non-recevoir, estimant la demande infondée.

Sur Twitter, la chanteuse de 24 ans avait notamment fait valoir que « les idées appartiennent à ceux qui les réalisent ». Mais pour Kyo Jino, de son vrai nom Ibrahim Coulibaly, « les idées appartiennent à ceux qui les ont eues » et « exploiter l’idée de quelqu’un d’autre, sans son accord et pour en tirer une valeur marchande, est du parasitisme », précise l’assignation.