Nile Rodgers s’en prend à Spotify dans une lettre ouverte

MUSIQUE Le co-fondateur de Chic et d’autres artistes accusent la plateforme de ne pas leur verser assez de royalties

20 Minutes avec agences

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Nile Rodgers au Ziggo Dome d'Amsterdam en novembre 2016
Nile Rodgers au Ziggo Dome d'Amsterdam en novembre 2016 — WENN

Nile Rodgers et d’autres artistes, parmi lesquels Babyface, ont publié une lettre ouverte à l’attention de Spotify pour dénoncer leurs pratiques et notamment de s’être servis d’eux. « Nous sommes blessés et déçus », écrit la douzaine d’artistes signataires en s’adressant à Daniel Ek, le responsable de Spotify, comme le relaye Billboard.

Le cœur du problème est le Copyright Royalty Board, qui permet aux artistes de recevoir des royalties plus élevées des ventes de leurs œuvres en ligne. Une réglementation contre laquelle Spotify a fait appel, tout comme Google, Pandora et Amazon (seul Apple ne s'est pas associé à la procédure).

Trop c’est trop

« Nous savons que vous n’êtes pas les seuls à faire appel, mais vous êtes la seule plateforme qui nous a donné le sentiment que nous pourrions construire une industrie de la musique moderne ensemble. (…) Vous vous êtes servis de nous et avez essayé de nous diviser, mais nous nous tenons devant vous comme un seul homme. Notre combat est pour tous les auteurs de chansons : ceux qui ont du mal à construire leur carrière, ceux de la classe moyenne et le peu à avoir atteint votre niveau ‘’Secret Genius’’ (en référence aux Secret Genius Awards lancés par Spotify en 2017). Mais aucun de nous n’est "secret" ! Nous créons tous la seule chose que vous vendez… des chansons », continue le courrier.

Les artistes demandent à Spotify d’abandonner leur appel et d’appliquer le Copyright Royalty Board afin que chacun puisse bénéficier d’une meilleure rétribution de son travail.