Etats-Unis: R. Kelly libéré sous caution après avoir plaidé non coupable d'abus sexuels

ETATS-UNIS La chanteur a payé les 100.000 dollars correspondant à 10 % de sa caution, fixée à un million de dollars

20 Minutes avec AFP

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R. Kelly sort de la prison du comté de Cook avec son avocat Steve Greenberg, le 25 février 2019.
R. Kelly sort de la prison du comté de Cook avec son avocat Steve Greenberg, le 25 février 2019. — Ashlee Rezin/AP/SIPA

Le chanteur américain R. Kelly a été remis en liberté sous caution lundi après avoir plaidé non coupable des accusations d’abus sexuels sur quatre femmes, dont trois mineures, dont il fait l’objet.

A sa sortie, après trois jours de détention, la vedette de R & B s’est dirigée vers un véhicule noir sans dire un mot aux journalistes présents. L’artiste avait comparu dans la matinée devant un tribunal de Chicago, dans l’Etat de l’Illinois, aux côtés de son avocat qui s’est exprimé à sa place. Il avait les mains menottées dans le dos et portait une combinaison orange de détenu.

La police du comté de Cook, région qui englobe Chicago, avait indiqué dans l’après-midi à l’AFP que l’artiste allait être remis en liberté après avoir payé les 100.000 dollars correspondant à 10 % de sa caution, fixée à un million de dollars. La prochaine audience a été fixée au 22 mars. Robert Sylvester Kelly, âgé de 52 ans, avait été placé en détention vendredi soir après s’être présenté à la police.

« Personne ne nous a montré de preuve qu’il a fait quelque chose de mal »

Son avocat, Steve Greenberg, a réaffirmé après l’audience que son client niait les accusations et n’avait « rien fait de mal ». « Personne ne nous a montré de preuve qu’il a fait quelque chose de mal », a-t-il insisté. Dix chefs d’accusation, chacun puni de trois à sept ans de prison, ont été retenus contre le chanteur pour des agressions sur les quatre victimes présumées entre 1998 et 2010.

Selon la procureure Kimberly Foxx, une vidéo montre l’artiste à son domicile ayant des rapports sexuels avec l’une d’elles, alors âgée de 14 ans. Deux autres victimes présumées, dont une âgée de 16 ans à l’époque, ont fourni des échantillons de sperme. Dans un cas, l’analyse ADN a confirmé qu’il appartenait à R. Kelly.

Pour Steve Greenberg, ce sont de vieilles et fausses accusations et les accusatrices « mentent toutes ». Ces propos sont « irresponsables », a réagi Lizzette Martinez, qui affirme dans le documentaire avoir été agressée par le chanteur entre 1995 et 1999. « J’ai estimé que je devais être sincère et que je devais m’exprimer sur ce qu’il m’est arrivé, pour sauver d’autres personnes », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Los Angeles. « On m’a fait mal quand j’étais jeune », a souligné Lizzette Martinez, 41 ans, ajoutant que le chanteur, à ce moment-là toujours en détention, est « là où il doit être ».