Fatigue, exigences de tournage... Jessica dévoile les coulisses des «Marseillais» dans son livre

REVELATIONS Jessica Thivenin, la star des « Marseillais », sort son livre, « C’est tout moi ! », ce vendredi, dans lequel elle parle des coulisses du tournage de l’émission

Claire Barrois

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Jessica Thivenin, la star des «Marseillais», sort un livre.
Jessica Thivenin, la star des «Marseillais», sort un livre. — Fannie Gortazar
  • Ce vendredi, Jessica Thivenin sort son livre, C’est tout moi !.
  • Elle y raconte la part de sa vie qui n’est pas à l’écran.
  • Mais elle nous en apprend aussi sur la manière dont se déroulent les tournages des Marseillais.

C’est tout moi, le livre de Jessica Thivenin, la star des Marseillais, sort ce vendredi. Dans la première partie, Jessica se raconte, complète la vie que la téléréalité dévoile en partie. Elle raconte ainsi ses expériences traumatisantes, pour faire de la prévention auprès de ses followers et lecteurs comme elle l’a récemment expliqué en interview à 20 Minutes. Dans une seconde partie, la jeune femme de 29 ans revient sur ses débuts dans la téléréalité, et les coulisses des tournages. Et voici ce qu’on y apprend. Verbatims.

  • Pas de contacts avec d’autres humains que les candidats

« En fait c’est simple, on me dit de vivre nos journées normalement et de ne pas faire attention aux équipes de tournage, de ne jamais parler à d’autres personnes (cameramen, journalistes, ingénieurs du son) que les autres candidats qui sont dans la maison quand les caméras tournent, et de ne jamais enlever le micro qui va devenir mon meilleur ami. » p. 133

« Pour l’anecdote, le premier jour, dans la villa, quelques minutes après mon arrivée, le stress et le trac me donnent envie d’aller faire un petit besoin naturel, mais comme on m’a dit de ne parler à personne, je n’ose pas le dire. Je vais dans la salle de bains, mais l’équipe de tournage me suit ! Là, je suis en panique car je n’ose pas regarder la caméra ou leur parler. Finalement, je n’en peux plus et je dis : "Ça ne sert à rien de me suivre, je voudrais juste faire pipi !" Ça a failli mal finir cette histoire ! » p. 114.

  • Une maison remplie par les équipes de la production

« En réalité, la maison dans laquelle le tournage a lieu est pleine de monde, mais on ne s’en rend pas compte à l’écran. Dans la production, il y a plusieurs équipes. Dans chaque équipe, il y a même des personnes dont je ne connais pas vraiment le rôle, mais qui font des tas de choses. Par exemple, allumer toutes les lumières de la villa le soir. Ça n’a l’air de rien à l’écran, mais c’est fou le nombre de choses qui doivent être faites pour que l’émission fonctionne bien. Ils doivent être une cinquantaine en tout. » p. 116.

« Je me souviens que le deuxième matin, à Rio, quand je me réveille, j’ouvre à peine les yeux, et je vois que les caméras sont déjà braquées sur moi. Quel choc ! En fait, tôt le matin, les équipes viennent dans nos chambres pour changer les batteries de nos micros posés près de nous et commencent à filmer tandis qu’on dort encore. En général, leur présence fait un peu de bruit et on ne tarde pas à se réveiller. » p. 118.

  • Interdiction de se parler en dehors des caméras

« En fait, le soir, après le départ des caméras, on peut se relever, pour se démaquiller, par exemple, ou pour prendre une douche. Normalement, on ne peut pas commenter devant les caméras ce qui se passe dans la villa en "off", c’est-à-dire en dehors du regard des caméras. » p. 123.

« Le dimanche, c’est notre jour de repos. Tonton [la nounou des candidats] fait en sorte que rien ne se passe durant cette journée. On va dans les centres commerciaux, au resto tous ensemble, mais on oublie les histoires de la villa. On les recommence le lundi. Tout cela est devenu naturel, comme si le dimanche n’avait pas existé. » p. 124.

  • Le métier de candidat, c’est fatigant

« Ça peut vous surprendre que je dise qu’on est fatigués alors que, quand on regarde l’émission, on a l’impression qu’on est une bande de jeunes qui s’éclatent dans une magnifique villa, en vacances, quoi. Mais comme je l’ai expliqué plus haut, on n’est pas là pour glander, pour ne rien faire. Nous sommes filmés, et donc concentrés, attentifs, toute la journée, et ça, croyez-moi, ça fatigue. Et puis on se retrouve enfermés avec des gens qu’on n’aime pas forcément. Ça non plus, ce n’est pas facile. » p. 143.

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« Sur chaque tournage, Julien se faisait un bobo et allait à l’hôpital à un moment ou un autre. Paga, quant à lui, a été déshydraté dans un des tournages. Moi, j’ai été hospitalisée deux fois pour des problèmes médicaux pas grave mais qu’il fallait traiter tout de suite. La plupart du temps, ça se passe hors caméra et on ne voit pas dans l’épisode que quelqu’un s’est absenté, mais il y a eu des exceptions. » p. 144.

  • Des milliers d’heures de rush coupées

« Les gens qui ne connaissent pas bien la téléréalité pensent que c’est presque du direct, qu’il suffit de brancher des caméras et filmer, et hop, c’est fini. Rien n’est plus faux. Il y a un travail de montage de dingue pour rendre tout ça intéressant pour les spectateurs, des milliers d’heures. » p. 119.

« Pour les vêtements, on porte ce qu’on veut du moment qu’il n’y a ni petit carreaux ni rayures […] et plutôt pas de vêtements de marque, car les équipes à Paris devront ensuite flouter toutes les marques apparentes sur toutes les images, ce qui fait un travail énorme aussi. C’est pour ça que je n’aime pas porter des marques, car ça leur donne encore plus de travail. » p. 119.