Miss France 2019: Vaimalama Chaves raconte son passé de victime de harcèlement scolaire

HARCELEMENT Vaimalama Chaves a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire une des priorités de son année en tant que Miss France…

V. J.
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Vaimalama Chaves, Miss Tahiti, a été sacrée Miss France 2019, samedi 15 décembre 2018
Vaimalama Chaves, Miss Tahiti, a été sacrée Miss France 2019, samedi 15 décembre 2018 — DAVID NIVIERE / SIPA

Deux mois après son sacre, Vaimalama Chaves​ commence son année marathon en tant que Miss France, et elle compte bien mettre sa couronne à profit pour évoquer un sujet qui lui tient à cœur et dont elle a été victime adolescente : le harcèlement scolaire.

Comme elle le raconte dans les pages du Parisien, Miss Tahiti, aujourd’hui 24 ans, a mal vécu son arrivée au collège : « J’étais perdue face à autant de professeurs, de salles de classe… Mon cartable était lourd et on bougeait beaucoup trop pour moi. Je n’ai pas réussi à prendre ce rythme. J’ai pris du poids car j’avais la flemme de faire des efforts. Mon apparence n’a jamais été une priorité et j’étais très négligée. (…) Les autres me disaient que je ressemblais à un sac. Cela paraît anodin au début, mais, au fur et à mesure, on vit avec le mal au ventre ».

« J’avais de moins en moins envie d’aller à l’école »

Vaimalama Chaves s’est alors isolée des autres élèves, pour se protéger : « Je passais mon temps à la bibliothèque du collège pour être tranquille. On me voyait différente car je ne parlais à personne, j’étais mal en groupe. Les élèves se moquaient de moi. On m’a ensuite attribué ce surnom qui tue, "le monstre". Au fur et à mesure, j’avais de moins en moins envie d’aller à l’école ».

Elle regrette de ne pas en avoir parlé, à ses parents par exemple, et c’est son message aujourd’hui : « Il faut que les gamins se déchargent en expliquant leur situation à un enseignant, un psy, une infirmière… D’autant que maintenant, les jeunes sont persécutables 24 heures sur 24 à cause des réseaux sociaux ».

Pour Vaimalama, le harcèlement a pris fin au bout de trois ans, lorsqu’elle a dit stop à un gamin qui l’insultait : « Je me suis vraiment énervée. J’avais décidé de ne plus me laisser faire alors les attaques ont diminué. Il faut apprendre à se défendre, et parfois, si cela ne marche pas avec les mots, il faut tirer les cheveux ! Et puis, j’ai commencé à faire attention à moi, car j’avais envie de m’aimer à nouveau ».