Jessica des «Marseillais» sort un livre: «A 20 ans, je me faisais fracasser la gueule»

EXCLU A 29 ans, Jessica Thivenin, la star des « Marseillais » sort son livre, « C’est tout moi », dans lequel elle évoque sans détour ses racines, sa dépression et sa vie de femme battue

Propos recueillis par Claire Barrois

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Jessica Thivenin, la star des «Marseillais», sort un livre.
Jessica Thivenin, la star des «Marseillais», sort un livre. — DR
  • Jessica Thivenin, la star des Marseillais sort son livre, C'est tout moi, le 15 février.
  • La candidate de téléréalité et cheffe d'entreprise a accordé une interview exclusive à 20 Minutes pour l'annoncer.
  • Elle revient sur des passages douloureux de sa vie.

« Finalement, Les Marseillais, on peut leur faire confiance, ils ne parlent pas tout le temps ! » Le secret a été bien gardé :  Jessica Thivenin, la star du programme, a écrit un livre, C’est tout moi (17,90 euros). Disponible dès ce vendredi en précommande sur son site, il sort le 15 février. En attendant, la jeune mariée a donné une interview exclusive à 20 Minutes, dans laquelle elle commente sans détours les passages les plus forts de son livre.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Je vois toujours des gens qui critiquent, qui jugent, qui parlent de moi, mais ils ne connaissent pas ma vie. Ça fait longtemps que je suis à la télé, que je montre des bouts de ma vie, mais personne ne sait tout. Et puis j’avais envie de faire passer un message.

Quel message vouliez-vous faire passer ?

Je veux parler de mes relations violentes, si ça peut aider, je veux éviter à d’autres filles d’en passer par là. Moi je croyais que c’était normal de me faire frapper. Stéphanie des Marseillais me disait : « Mais tu es folle, ce n’est pas normal ». Moi je me disais que c’était de ma faute. Mais en fait, non, même si une dispute est de ta faute, il ne faut pas rester. Ça n’est pas normal.

Dans le livre, Jessica écrit : « Une des principales raisons pour moi d’écrire mon histoire était d’en parler, d’essayer de comprendre ou d’expliquer pourquoi ou comment le même scénario a pu se reproduire plusieurs fois. Il faut savoir que pour les besoins de ce livre, j’ai dû alléger un peu ce qui s’était passé. Parfois ça a été très violent. J’ai reçu des coups, j’ai eu des blessures, des hématomes. Après avoir hésité, j’ai décidé de vous montrer ici, pour la première fois, des photos que j’ai prises moi-même, après avoir été frappée, battue par tel ou tel homme avec qui j’étais. Toutes ces traces de coups, ces blessures ne viennent même pas d’un seul homme, mais de plusieurs d’entre eux. Inutile de dire lesquels, ça ne sert à rien. Chaque fois, j’ai fini par partir. Ça n’a pas été facile. »

Vous pensez que c’est votre rôle en tant que personnalité suivie de faire de la prévention ?

Les filles de 15 ans, je ne veux pas qu’elles s’imaginent qu’elles vont tomber directement sur le prince charmant. Maintenant, j'aime ma vie, je suis mariée, mon mari est parfait. Mais le prince charmant, je l’ai trouvé à 28 ans. A 20 ans je me faisais fracasser la gueule. Sans rentrer dans les détails, dans ma vie soit je me suis fait soit tromper, soit frapper. Je n’ai jamais eu le choix.

Je voulais aussi dire qu’il faut toujours garder confiance en soi. Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche. J’ai gravi les échelons petit à petit et aujourd’hui je suis très heureuse de ma vie.

Vous vous livrez aussi sur le revers de la célébrité…

J’ai fait une dépression il y a deux ans, deux ans et demi, juste avant que je rencontre Thibault. J’étais très mal. Rien que de savoir qu’il fallait que j’aille dehors, qu’on allait me filmer, etc., je ne pouvais pas. Et puis je me suis dit que par rapport à mon père, qui a travaillé toute sa vie, qui était en déplacement la semaine et qu’on ne voyait que le week-end, je ne peux pas abandonner. J’ai les moyens, j’ai une belle vie, même si c’est du travail la téléréalité.

Aujourd’hui encore, ça n’est pas facile tout le temps. Il y a des gens qui m’ont rendue malade par rapport à leurs commentaires. Je n’aime pas répondre à tout ce qui se passe, la plupart du temps, j’encaisse et ne dis rien. Au pire, ça ne m’atteint pas. On s’habitue à être critiqué. On attend presque de savoir quelle va être l’insulte du jour en se levant. J’ai eu des moments où c’était dur.

Là, avec mon chéri on a supprimé Twitter parce que c’est vraiment une horreur. Les gens se lèvent uniquement pour écrire des choses horribles. J’ai gardé Instagram et Snapchat. Je n’ai pas de retours sur Snap, je partage juste ma vie. Sur Instagram, on a plus de retours. Mais j’ai beaucoup d’abonnés, de gens qui me soutiennent. On retient le positif. Là ça va mieux parce que je fais des choses, j’ai mon chéri.

Votre déménagement à Dubaï avec votre compagnon était aussi lié à la difficulté de vivre en France avec votre notoriété, non ?

Je ne me sentais pas en sécurité en France. Ça fait longtemps que je passe à la télé, j’ai l’impression que tout le monde me connaît. Parfois je me demande s’il y a quelqu’un qui ne regarde pas les Marseillais ! On est partis comme des sauvages, on a tout laissé en plan, et on vide la maison petit à petit depuis. Ça n’était pas évident de supporter les gens qui venaient à n’importe quelle heure regarder chez nous.

A Dubaï, je ne suis personne, ça me fait une pause, j’y suis bien. Peut-être que je n’y resterai pas toute la vie, mais pour l’instant, j’y suis très heureuse. La seule chose qui me manque, c’est ma famille, mes proches. Mais je fais les fais venir de temps en temps, je rentre quand je peux.

La nouvelle saison des Marseillais est consacrée en partie à la préparation du mariage de Julien. Vous, vous avez fait le contraire en vous mariant en catimini…

Thibault c’est quelqu’un qui ne voulait plus être à la télé, il vit très mal la médiatisation. On est sur la même longueur d’onde dans le sens où on veut montrer des choses, partager, mais garder des choses privées. Je montre déjà beaucoup de ma vie, il y a des moments que j’ai envie de garder pour moi.

Mais effectivement, je pense que quand on va le célébrer en France, ce sera en petit comité, qu’il n’y aura pas de caméras. C’est comme pour la demande en mariage, on voulait garder ça pour nous. C’est très mignon qu’il y ait des gens qui nous aient donné une vidéo de ce moment, mais les plus beaux souvenirs, c’est dans notre tête. Il m’a dit : « J’ai un petit secret à te dire », et après on est partis en fou rire parce qu’il était hyper maladroit.

Récemment, vous avez averti vos followers sur Snapchat des dangers de la chirurgie esthétique, si elle est mal pratiquée…

Il y a des choses que j’ai mal vécues dans la chirurgie esthétique et j’en parle très ouvertement dans mon livre. D’ailleurs, je n’incite personne à en faire. Je vais avoir 30 balais, je fais ce que je veux. Je suis majeure et vaccinée. Mais si on est vraiment complexé et que ça peut aider à se sentir mieux, ça vaut le coup.

En ce qui concerne les gens qui me critiquent, il ne s’agit pas d’eux, ça n’est pas leur corps. Si je veux avoir une corne au milieu du front, je le fais.

En un an, vous avez fait refaire votre nez, votre menton et récemment eu une opération ratée des lèvres. Allez-vous continuer la chirurgie esthétique ?

Je n’ai plus rien à refaire ! J’ai gommé tous mes petits défauts, j’ai déjà tout retapé. Je ne peux plus, je suis obligée d’arrêter ! (rires) Non, je ne pense pas que je ferai d’autres choses, j’ai fait de petites interventions sur ce qui me complexait, aujourd’hui tout va bien.

Dans le livre, Jessica écrit : « Oui, j’ai fait faire des retouches sur mon corps et mon visage. Pourquoi ? Simplement parce que j’en avais envie et que j’en avais les moyens. Et ça me semble suffisant, comme raison. Mais peut-être aussi est-ce parce que je suis confrontée à ma propre image en permanence, sur les réseaux sociaux, à la télé, etc., et que je vois donc tout le temps mes défauts. Le fait de corriger un défaut ou d’améliorer tel ou tel détail de son corps ou de son visage ne change pas la personnalité de quelqu’un. Alors qui est-ce que ça dérange et pourquoi ? »

Parfum, bougie, livre, téléréalité… Vous n’arrêtez jamais ?

J’essaie de penser à l’après téléréalité. Malgré ce qu’on peut croire, je n’ai pas forcément confiance en moi. Je me pose beaucoup de questions sur ma vie, sur l’avenir. J’avance. J’ai toujours mon salon de coiffure et d’esthétique, mon parfum, mes bougies. J’essaie d’avoir tout le temps des nouveaux projets et de sortir aussi des nouveautés dans mes projets existants.

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Next stop Dubaï ...✈️📸💋

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Un dernier mot ?

J’espère juste que ce livre [disponible seulement sur Internet] apportera des réponses aux gens. Derrière les gens, il y a des histoires et il faut arrêter de juger les gens par rapport à la téléréalité.