Michelle Obama a déjà eu envie de «balancer» Barack «par la fenêtre»

CONFIDENCES Michelle Obama a présenté ses mémoires à guichets fermés à Londres et a répondu à des questions parfois très personnelles...

20 Minutes avec AFP

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Michelle Obama lors de la présentation de son livre, «Becoming» à New York le 1er décembre 2018.
Michelle Obama lors de la présentation de son livre, «Becoming» à New York le 1er décembre 2018. — Mary Altaffer/AP/SIPA

L’ex First Lady a répondu avec franchise à des questions parfois très personnelles. Michelle Obama a répondu lundi soir aux questions de l’écrivaine féministe nigériane Chimamanda Ngozi Adichie dans le théâtre de Southbank à Londres, plein à craquer, à l’occasion de la présentation de ses mémoires, intitulées Becoming (Devenir dans sa version française).

Dans la salle, le maire de Londres Sadiq Khan et de nombreuses jeunes femmes noires, un public conquis d’avance. Son enfance et son éducation dans une banlieue modeste de Chicago ? « Nous devions exceller ». Sa vie à la Maison Blanche ? « Une partie seulement de ce qui me définit ». La mort de son père : « il y a encore un vide en moi ». 
« Parlons du beau parti », a lancé Chimamanda à propos de Barack, l’ex-président américain, dont le nom a déchaîné à chaque fois des cris d’enthousiasme dans le public. « Il ne joue pas à des petits jeux, les gars, c’est une qualité très attirante », a répliqué Michelle, provoquant rires et applaudissements enthousiastes.

« Je suis bien comme je suis »

Chimamanda a ensuite demandé à Michelle quel était son message aux jeunes femmes noires. La First Lady a rappelé les dures attaques dont elle a été l’objet notamment pendant la campagne électorale : « Ce qui arrive aux femmes noires, c’est que vous devenez une caricature (…) vous êtes diabolisée : en colère, trop bruyante, trop tout… Alors sortez ça de votre tête. Et dites-vous : je suis bien comme je suis ».

Elle a fait rire, souvent, en assurant avec humour qu’elle avait soutenu son mari pendant sa première campagne parce qu’elle pensait qu’il ne gagnerait pas. Ou en évoquant ses problèmes de couple et le recours à un conseiller conjugal car « parfois, vous avez envie de le balancer par la fenêtre ». Mais le ton était plus sérieux pour dire qu’elle continuerait à « travailler sur l’éducation des filles le reste de [sa] vie ».

« L’amertume et la méchanceté que vous voyez en politique »

Michelle Obama avait d’ailleurs entamé la journée en rendant visite à une école dans le nord de Londres, où elle était venue alors qu’elle était Première dame en 2009. Elle y aura fait une allusion directe à la politique - « l’amertume et la méchanceté que vous voyez en politique » - sans toutefois mentionner le nom du président Donald Trump.

Elle tacle pourtant dans son livre sa misogynie, s’étonnant que les femmes aient pu voter pour lui et expliquant qu’elle ne lui «pardonnera jamais» la polémique sur le lieu de naissance de son mari. Selon son éditeur Penguin Random House (PRH), Becoming s’est déjà vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis et au Canada en deux semaines seulement. Déjà traduit dans 31 langues, il est en tête des ventes au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne et en France, selon PRH.