Laura Smet et David Hallyday demandent à la justice que personne ne touche aux droits d’exploitation des albums de Johnny

JUSTICE Depuis plusieurs mois, les maisons de disques en charge des albums de Johnny Hallyday auraient gelé le versement des droits d’exploitation revenant aux héritiers du chanteur…

Benjamin Chapon

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Laura Smet et David Hallyday éclament en urgence le gel du patrimoine de leur père et un droit de regard sur son album posthume.
Laura Smet et David Hallyday éclament en urgence le gel du patrimoine de leur père et un droit de regard sur son album posthume. — BERTRAND GUAY / AFP

C’est une nouvelle bataille, majeure, dans la guerre de succession que se livrent  David Hallyday et Laura Smet d’un côté, et Laeticia Hallyday de l’autre. Selon des informations de BFM TV, confirmées par 20 Minutes, les deux aînés de Johnny Hallyday ont assigné trois maisons de disques en référé pour que 75 % des royalties issus des ventes des albums de leur père décédé soient gelés. D’après nos informations, les trois maisons de disques (Warner, Universal et Sony) qui exploitent le catalogue des albums de Johnny Hallyday avaient toutefois déjà cessé « en concertation et depuis plusieurs mois » de verser ces sommes à la société qui gère ces revenus depuis le début de la batille judiciaire entre héritiers de l’artiste.

En attente d’un jugement

Le tribunal de Paris doit examiner la requête de Laura Smet et David Hallyday le 27 novembre. Les aînés réclament le gel de ces versements, du moins ce qu’ils considèrent comme la part revenant aux enfants de Johnny Hallyday, dont Jade et Joy, soit 75 % en attente d’une décision de justice sur la validité du testament de Johnny Hallyday. Les deux aînés contestent le testament américain qui, de fait, les déshérite.

 

Selon les calculs de BFM TV, Johnny Hallyday touchait chaque année en moyenne 800.000 euros sur les ventes de ses albums. Mais ces revenus devraient considérablement augmenter après les ventes exceptionnelles de l’album posthume Mon pays c’est l’amour, déjà écoulé à plus d’un million d’exemplaires. Il semblerait que la société, le trust américain JPS, qui gère les royalties de Johnny Hallyday, détenu par Laeticia Hallyday et sa famille, ait réclamé aux maisons de disques les versements de ces royalties, ce qui aurait conduit Laura Smet et David Hallyday de porter le litige devant la justice.