Air France n’enquêtera pas sur d’éventuels accès illégaux à ses fichiers passagers

MEDIAS Selon des propos d’un ex-cadre de la compagnie, Michèle Marchand ne dispose pas des codes pour savoir à bord de quels vols d’Air France voyagent les personnalités…

F.R.

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Des avions Air France posés sur le tarmac d'un aéroport (image d'illustration).
Des avions Air France posés sur le tarmac d'un aéroport (image d'illustration). — Mario FOURMY/SIPA

Y a-t-il un pirate dans les fichiers de l’avion ? Non, assure Air France qui a fait savoir à nos confrères du JDD qu’elle n’allait pas ouvrir d’enquête interne sur des accès illégaux à son fichier de passagers. La compagnie dément les allégations du livre Mimi, à paraître mercredi chez Grasset. Les auteurs avancent que Michèle Marchand, gérante de l’agence Bestimage et figure de l'ombre de la presse people, a un accès à la base de données d’Air France compilant les réservations et qu’elle est ainsi au courant des vols empruntés par les personnalités à « paparazzer ».

« Ses informations ne peuvent provenir que d’un informateur »

« Elle ne peut pas avoir les codes des sites de réservation, affirme au JDD un ex-cadre de la compagnie aérienne. Ses informations ne peuvent provenir que d’un informateur. » Autrement dit, il pourrait y avoir une ou plusieurs « taupes » au sein de l’entreprise.

Florian Philippot qui a été pris en photo, sans en être averti, au côté de son compagnon à Vienne (Autriche) en 2014, puis « outé » dans Closer, confie à nos confrères de l’hebdomadaire dominical : « J’avais tout de suite pensé à [une fuite de] la compagnie, d’autant que j’étais resté très discret sur ce déplacement. Le photographe était même dans le vol retour. »