Mariage royal: Pourquoi les Britanniques se foutent-ils des noces de la princesse Eugenie?

MARIAGE ROYAL Le mariage de la petite-fille de la reine Elizabeth II ce vendredi s’annonce comme un grand désastre…

A.D. avec AFP

— 

La princesse Eugenie et son fiancé.
La princesse Eugenie et son fiancé. — WENN

Un autre mariage princier ! La princesse Eugenie, petite-fille de la reine Elizabeth II, épousera ce vendredi le roturier Jack Brooksbank, 32 ans, dans la chapelle Saint-Georges, au château de Windsor ce vendredi. Le hic ? Les nouvelles noces ne passionnent pas les Britanniques, sauf pour en dénoncer le faste.

Les Britanniques ne sont pas intéressés par le mariage de cette qui n’est que la 9e dans l’ordre du succession au trône. Pour preuve, la BBC, qui prend les mariages royaux très au sérieux, ne diffusera pas la cérémonie, une décision qui a créé des remous au palais de Buckingham. Elle se justifie, selon la presse, par la crainte d’une audience décevante. « Pas de commentaire sur la question de savoir si nous avons ou pas décliné » une proposition pour retransmettre l’événement, a répondu à l’AFP un porte-parole du groupe de radio-télévision public. C’est la chaîne commerciale ITV qui s’est finalement dévouée. Mais seulement, d’après The Times, sur l’insistance du père de la mariée.

Des absents de marque

Pour ajouter à l’embarras, certains membres de la famille royale se sont désistés : Camilla Parker Bowles ne sera pas présente et si le duc de Kent assistera à la cérémonie religieuse, il ne sera pas présent pour la fête car il est retenu à un dîner de gala.

L’opulence du mariage offusque plus qu’il n’attire l’admiration. Les regards sont ainsi rivés sur les frais de sécurité, estimés à 2 millions de livres (2,3 millions d’euros), à la charge des contribuables. « Un mariage royal est un événement privé, personnel, qu’on transforme en une occasion nationale », dénonce une pétition signée par près de 40.000 personnes.

Parade en calèche

Comme Meghan et Harry, Eugenie et Jack ont prévu de parader en calèche dans Windsor pendant une quinzaine de minutes. Les pétitionnaires appelaient à supprimer cette étape, pour éviter le coût des policiers tireurs d’élite sur les toits et des dispositifs de brouillage anti-drones. Mais les futurs mariés ne veulent pas céder, suscitant l’indignation et la colère de la presse britannique.

La famille royale paiera en revanche le gâteau red velvet et chocolat « traditionnel avec une touche de modernité », qu’ils partageront avec leurs 850 invités, contre 600 pour Meghan et Harry, parmi lesquels des célébrités comme le couple de l’acteur et l’avocate George et Amal Clooney.

Pas le même rang

Le mariage de Meghan et Harry n’avait pas été critiqué puisqu’il avait généré d’importantes retombées économiques. Cette union avait passionné le monde entier. Hélas, la foule devrait être bien plus clairsemée ce vendredi que lors du mariage d’Harry et Meghan, qui avait attiré plus de 100.000 personnes dans les rues de Windsor. Dans cette petite ville à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres, les hôtels sont cette fois loin d’afficher complet.

Les Britanniques gardent aussi un souvenir ébloui de l’union en 2011 du prince William, frère aîné d’Harry et deuxième dans l’ordre de succession au trône, et de Kate Middleton, devenue duchesse de Cambridge, tout comme celui du prince Harry et l’ex-actrice américaine Meghan Markle, qui avait mobilisé les médias du monde entier.

La princesse Eugenie n’a pas bon goût en matière de mode

Mais la princesse Eugenie d’York, fille cadette du prince Andrew et Sarah Ferguson, est neuvième dans l’ordre de succession. Elle est donc considérée par certains comme « un membre mineur de la famille royale ».

La jeune femme a jusqu’ici surtout fait parler d’elle pour ses goûts particuliers en matière de chapeaux, notamment celui qu’elle portait au mariage de William et Kate, presque autant moqué que celui, extravagant, de sa sœur Béatrice, 30 ans.

Les tentatives de la princesse Eugenie de gagner le cœur des Britanniques sont tombées à plat, comme cette interview accordée avec sa sœur Béatrice au numéro de septembre de l’édition nationale du magazine Vogue, bible de la mode. Elles y expliquent la difficulté d’être princesses, posant dans des vêtements de luxe au Royal Lodge, imposante demeure de 30 pièces située dans le domaine de Windsor. « Nous sommes très vraies », assure Eugenie, se rappelant avoir « pleuré » avec sa sœur, contrariées par un article « horrible » sur leurs chapeaux.

Et le futur marié n’est pas glamour

Le parcours du futur marié, en couple avec Eugenie depuis huit ans, aurait été serveur avant de diriger un très sélect club londonien, le Mahiki. Il aurait rencontré Eugenie par l’intermédiaire d’amis à la station de ski de Verbier, en Suisse.

Selon sa belle-mère Sarah Ferguson, il travaille actuellement pour la marque américaine de tequila haut de gamme Casamigos, fondée notamment par George Clooney. « Il faudra que je m’isole un peu avant les discours parce que je suis terrifié », a-t-il confié au tabloïd Daily Mail.