Rose McGowan s'en prend au «mensonge» Time's Up et aux «blaireaux» d'Hollywood

PEOPLE Dans une interview accordée au « Sunday Times Magazine », Rose McGowan déplore de n’avoir été soutenue par aucune association féminine…

F.R.

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Rose McGowan sur le plateau de l'émission britannique «Peston» , en septembre 2018.
Rose McGowan sur le plateau de l'émission britannique «Peston» , en septembre 2018. — REX/Shutterstock/SIPA

Dans une interview parue ce dimanche dans le Sunday Times Magazine, Rose McGowan apparaît particulièrement remontée. Celle qui fut l’une des premières victimes de Harvey Weinstein à témoigner, l’an passé, de ce que le producteur américain lui a fait subir, est particulièrement sévère avec les mouvements qui ont accompagné la libération de la parole des victimes de viols et d’agressions sexuelles.

« Ce sont des blaireaux. Ce ne sont pas des champions. Je pense juste que ce sont des perdants. Je ne les aime pas. Comment expliquer que j’ai reçu un prix de "l’homme de l’année" de la part de GQ [un mensuel masculin] et qu’aucun magazine féminin ou association féminine ne m’ait soutenue ? », déclare l’actrice.

Les « faux libéraux » de Hollywood

Pour Rose McGowan, ces mouvements sont « un mensonge ». « Je connais ces gens, je sais qu’ils sont lâches et que tant que ça a l’air d’aller en surface, pour eux, c’est suffisant », ajoute-t-elle.

Ce lundi, face aux vives réactions provoquées par ses propos, elle a précisé ses déclarations sur Twitter. « Je n’ai jamais dit que #MeToo​ était un mensonge. Je parlais d’Hollywood et de Time’s Up. […] J’en ai tellement marre de ces torrents de merde à côté de la plaque. #MeToo repose sur les survivant[e]s [les victimes de violences sexuelles] et leur vécu, on ne peut pas revenir dessus. »

L’actrice, qui n’exclut pas de se présenter aux présidentielles sous l’étiquette républicaine « juste pour faire chier », dénonce dans l’interview les « faux libéraux » de Hollywood et en remet une couche sur Meryl Streep. « Il est impossible » que cette dernière n’ait rien su des agissements d’Harvey Weinstein, insiste Rose McGowan.