Marc-Olivier Fogiel a la conférence de rentrée de RTL, le 13 septembre 2017.
Marc-Olivier Fogiel a la conférence de rentrée de RTL, le 13 septembre 2017. — Jacques BENAROCH/SIPA

FAMILLE

Marc-Olivier Fogiel parle de ses filles et défend la GPA

L'animateur était l'invité de «7 à 8» dimanche et sort le livre «Qu'est-ce qu'elle a ma famille?» cette semaine...

« Si vous me demandez ce que je suis, je suis d’abord papa », a déclaré Marc-Olivier Fogiel dans 7 à 8 sur TF1, lui qui est père de deux filles nées d’une mère porteuse aux États-Unis. Alors que le débat sur les modèles familiaux repart de plus belle, après les annonces du Comité consultatif national d’éthique, le journaliste et animateur revient sur son parcours dans le livre Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? à paraître cette semaine chez Grasset.

« Tu vois bien que j’ai deux papas »

Le Comité d’éthique a ouvert la voie fin septembre à l’extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules, mais reste opposé à la GPA, notamment pour les hommes homosexuels. Marc-Olivier Fogiel et son mari ont eu recours à ce procédé aux États-Unis et sont devenus les seuls parents de deux fillettes, après un long processus administratif. « L’histoire est extrêmement simple. Mes filles savent comment elles sont nées. Pleins de gens leur demandent, et l’aînée répond "tu vois bien que j’ai deux papas", raconte l’animateur, d’abord réticent. Je ne voyais pas comment, à l’issue d’une grossesse, on pouvait retirer un enfant à une femme qui l’avait portée, sans qu’il y ait un traumatisme quelque part. »

Un long et coûteux processus

Une fois décidé, le couple a choisi une donneuse aux États-Unis puis a trouvé une mère porteuse, ayant déjà des enfants, comme l’exige la loi aux États-Unis. « Elle est dédommagée, et a touché environ 18.000 dollars, affirme-t-il, pour un processus évalué « à peu près, à plus de 100.000 euros », comprenant frais d’avocats et frais médicaux. Dans son livre, l’animateur va à la rencontre d’autres familles ayant eu recours à la GPA, un sujet qui inquiète particulièrement  les sympathisants de La Manif pour tous. Il estime « avoir appris à vivre avec » avec ces manifestants anti-GPA : « Heureusement que j’ai été confronté à d’autres polémiques pour ne pas surréagir ».