Booba a plusieurs armes chez lui à Miami: «Si un cambrioleur entre, j’ai le droit de le tuer»

RAP Le magazine du «Monde» consacre un long portrait au rappeur...

V. J.

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Le rappeur Booba en mai 2014.
Le rappeur Booba en mai 2014. — SYSPEO/SIPA

Une bagarre avec Kaaris, un clash avec Damso, un mois de prison… L’été de Booba n’aura pas été de tout repos, et sa rentrée commence par la Une de M, le magazine du Monde. Rien que ça. Pour ce long portrait, Jean Birnbaum, responsable du Monde des livres, a rencontré le rappeur chez lui à Miami avant son arrestation, au début de l’été. Booba évoque sa carrière, sa famille, « la noirceur de son âme », les Etats-Unis, et ses armes.

« On sait jamais »

« J’en ai quelques-unes, un AR-15, un fusil à pompe, un AK-47, deux Glock… C’est tout, je crois », énumère le chanteur. Avant d’ajouter : « Ici, si un cambrioleur entre chez moi, j’ai le droit de le tuer, et je trouve ça très bien ! Un ouragan qui tourne mal, les pillards qui accourent, tout ça, on sait jamais ». Le rappeur évoque aussi la violence aux Etats-Unis​, et le quotidien des flics : « Les ghettos sont superviolents. C’est difficile d’être flic. T’es là, face à des mecs armés jusqu’aux dents, qui savent que, s’ils se font prendre, ils ne ressortent plus. Les mecs n’ont rien à perdre. Alors, je cautionne pas, mais les flics doivent être terrorisés, et il faut parfois se mettre à la place des gens ».

En couverture de « M Le magazine du Monde » en kiosque demain, vendredi 31 août : Booba, itinéraire d'un mauvais garçon. Ceux qui savent, savent… Les autres ont découvert, médusés, le 1er août, les images de la bagarre entre le rappeur @boobaofficial, une des plus grandes stars du genre, son challengeur Kaaris et leurs suites à l’aéroport d’Orly. Ils n’écoutent sans doute pas de rap, « la musique préférée des Français », et ignorent tout de la pratique du clash, qui consiste à s’en prendre, souvent violemment, à longueur de morceaux ou sur les réseaux sociaux, à ses concurrents. Comprenez ses ennemis. Ils n’entendent donc rien à cette ambiance qui oscille entre chamailleries de cours de récré et vraies bastons qui se terminent au poste. Ou, dans le cas de Booba et de Kaaris, en prison. Ils sont aujourd’hui libres, sous contrôle judiciaire, et seront jugés le 6 septembre. Dans ce numéro, Jean Birnbaum, responsable du « Monde des livres », raconte Booba, qu’il a rencontré au début de l’été à Miami, où il vit. À l’époque, il s’agissait de faire son portrait à la veille d’un concert prévu à Paris-La Défense Arena le 13 octobre. Aujourd’hui, nul ne peut dire si le concert aura lieu, mais le portrait que signe Jean Birnbaum, fin connaisseur de l’« œuvre » de Booba, met en lumière la personnalité du rappeur. Ses punchlines séduisent un très vaste public, dont un certain nombre d’intellectuels qui louent son génie de la métaphore, sa poésie rageuse et la sincérité avec laquelle il donne à voir la noirceur de son âme... L'édito de Marie-Pierre Lannelongue est à retrouver dans son intégralité dans « M Le magazine du Monde » daté samedi 1er septembre. Photo Daniel Shea pour « M Le magazine du Monde » Stylisme Sasha Kelly -- #photo #photography @danielpshea #style @sashalkelly #PourMLeMagazineDuMonde #mlemag #mlemonde #coverM #photoM #Booba

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