La reine des infos people attaque «Le Point» et «Le Canard enchaîné» pour atteinte à la vie privée

HOPITAL ET CHARITE Michèle Marchand, à la tête de l'agence de photographie Bestimage qui alimente la presse people, porte plainte contre «Le Point» et «Le Canard enchaîné» pour atteinte à la vie privée...

C.B. avec AFP

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Michèle Marchand, aux funérailles de Johnny Hallyday à l'église de  la Madeleine le 9 décembre 2017.
Michèle Marchand, aux funérailles de Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine le 9 décembre 2017. — Denis ALLARD-POOL/SIPA

Dans le « milieu » de la presse people, elle est connue comme le loup blanc. Michèle Marchand, dite « Mimi Marchand » à la tête de l’agence de photographie Bestimage, poids lourd de la presse people, a déposé plainte pour « atteinte au secret des correspondances et atteinte à l’intimité de la vie privée, à la suite de la divulgation d’une photo privée par Le Canard enchaîné et le site du magazine Le Point », a-t-elle déclaré dans un communiqué. La plainte contre les deux hebdomadaires a été déposée le 31 mai.

La photographie en question a été prise le 12 juin 2017, « en marge d’un dîner privé au Palais de l’Elysée » au cours duquel Michèle Marchand « a eu l’opportunité et le privilège de visiter le bureau de Monsieur le président de la République », selon le texte de la plainte. Elle montre la dirigeante de Bestimage derrière le bureau présidentiel, faisant le V de la victoire. Cette photo a été prise avec son téléphone personnel et transmise ensuite à un nombre restreint de proches par SMS. Elle a été publiée près d’un an plus tard sur le site internet du Point, le 7 mai 2018, et le 9 mai 2018 dans Le Canard enchaîné.

Un droit de réponse à « Libération »

Michèle Marchand, présentée parfois comme une conseillère d’image officieuse et discrète de Brigitte et Emmanuel Macron, tient « par ailleurs de la manière la plus catégorique à démentir l’information parue dans Libération du 7 juillet 2018 de (s)'occuper à quelque titre que ce soit de la communication de madame Brigitte Macron ».

« Il n’en a même jamais été question », insiste-t-elle dans son communiqué, indiquant avoir envoyé « un démenti et un droit de réponse » à Libération par le biais de son avocat. Le Canard enchaîné a indiqué « ne pas avoir reçu la plainte », tandis que Le Point n’était pas en mesure de répondre dans l’immédiat.