Héritage de Johnny Hallyday: Pas de médiation en vue, mais un procès de plusieurs années

JUSTICE Le règlement à l’amiable entre les deux parties s’éloigne de jour en jour...

20 Minutes avec AFP

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Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday, lors de l'hommage national à Johnny Hallyday, à l'église de La Madeleine (Paris), le 9 décembre 2017.
Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday, lors de l'hommage national à Johnny Hallyday, à l'église de La Madeleine (Paris), le 9 décembre 2017. — ludovic MARIN / AFP

L'«affaire» Johnny va durer. La justice doit fixer ce jeudi le calendrier de la procédure intentée par Laura Smet et David Hallyday, alors qu’un règlement à l’amiable s’éloigne de jour en jour. Depuis plusieurs mois, les aînés du rockeur contestent son testament, considérant qu’il les déshérite au profit de sa veuve Laeticia et de ses deux filles cadettes Jade et Joy. Ils font valoir que c'est bien le droit français, qui interdit de déshériter ses enfants, qui doit s’appliquer et non le droit américain, sous l’empire duquel le testament a été rédigé en 2014.

 

A l’issue d’une procédure en urgence à Nanterre, le frère et la sœur ont obtenu, le 13 avril, le gel d’une partie des avoirs de leur père (ses droits artistiques et deux de ses quatre propriétés), en attendant que le litige soit tranché sur le fond, ce qui pourrait prendre des années. Le juge doit déterminer jeudi, lors d’une audience non publique au tribunal de grande instance de Nanterre, le calendrier des étapes préparatoires d’un éventuel procès. Mais il peut aussi, si les parties en sont d’accord, ordonner une médiation, ce qui permettrait d’éviter un long procès.

Une prise de contact entre les deux parties

L’un des avocats de Laura Smet avait d’ailleurs exprimé le souhait, au micro de RTL, de trouver un accord à l’amiable sur l’héritage de Johnny pour le 15 juin, jour anniversaire du rockeur. Mardi, le cabinet de Me Hervé Temime, l’un de ses trois autres conseils, a affirmé avoir passé un appel « informel et confidentiel » à la partie adverse. Une démarche à laquelle l’avocate de l’avocate de David Hallyday, Me Carine Piccio, dit ne pas avoir été associée.

Quant à l’entourage de Laeticia Hallyday​, il a repoussé la possibilité que les parties s’engagent dans une médiation, estimant qu’il n’y avait pas eu réellement de « prise de contact avec la partie adverse, malgré ce qu’ils ont pu dire sur les ondes ». Si le cabinet de Me Ardavan Amir-Aslani reconnaît avoir été en contact téléphonique avec Me Temime, la conversation n’aurait duré « qu’une minute ». L’avocat de Laura Smet aurait demandé « tout ce à quoi on aurait droit si on gagnait le procès au fond ». Un coup de com' selon le cabinet : « Ça leur permet de dire qu’ils ont négocié, c’est du grand art. »

 

« Ils veulent acculer Laeticia »

« En mettant une très forte pression médiatique, ils veulent acculer Laeticia à donner ce que son mari ne voulait pas donner, explique-t-on encore dans l’entourage de Laeticia. Ils veulent qu’elle se dise, sous la vindicte populaire : "Je vais donner parce que j’en peux plus" ». L’affaire ne devrait pas être plaidée avant un an.

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