Harcèlement: Trois femmes assignent l'ex-présentateur vedette américain Charlie Rose

#METOO Trois employées de la chaîne américaine CBS ont assigné en justice, pour harcèlement sexuel, l'ancien journaliste et présentateur vedette Charlie Rose...

C.B.

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Charlie ROse, le 1er novembre 2017 à New York.
Charlie ROse, le 1er novembre 2017 à New York. — Lewis/Starpix/Shutterst/SIPA

Des accusations qui se multiplient. Trois employées de CBS ont assigné en justice l’ancien journaliste et présentateur vedette Charlie Rose pour harcèlement sexuel. Il avait été écarté de la chaîne américaine fin novembre sur la base d’accusations similaires.

Mi-novembre, le Washington Post avait en effet publié le témoignage de huit femmes qui accusaient cette légende de la télévision, connue pour ses talents d’intervieweur, d’appels téléphoniques salaces et d’attouchements non sollicités. Deux d’entre elles avaient également assuré que le présentateur de 76 ans s’était exhibé nu devant elles. Le journaliste avait reconnu une partie des faits, assurant avoir cru, à l’époque, que les relations étaient consensuelles.

La Cour suprême saisie

Les trois femmes qui ont saisi vendredi la Cour suprême de l’Etat de New York affirment que Charlie Rose les a harcelées entre 2015 et 2017, selon le document de l’assignation. Le journaliste leur aurait notamment caressé ou touché régulièrement le bras, l’épaule, la taille et le dos, les attirant parfois à lui et les embrassant sur la joue. Il aurait aussi fait de nombreux commentaires et allusions à caractère sexuel et aurait exigé d’elles qu’elles prennent des repas avec lui hors des locaux de la chaîne.

Elles affirment également que Charlie Rose, en d’autres occasions, les aurait insultées, les traitant d'« idiotes ». Les trois employées disent avoir fait part de ces agissements au département des ressources humaines de CBS, qui n’y aurait donné aucune suite. Outre Charlie Rose, elles assignent également CBS News, le service information de la chaîne. Sollicitée, la chaîne CBS n’a pas donné suite.

Des mesures de rétorsion

Après la publication de l’article du Washington Post, Charlie Rose a licencié deux des trois employées, à qui CBS n’a jamais proposé de nouveau poste, affirment-elles. La troisième employée dit avoir fait l’objet de mesures de rétorsion, dont elle affirme qu’elles ont entraîné une dégradation de son état de santé, au point d’être placée en congé maladie.