VIDEO. Laeticia Hallyday de retour à Saint-Barth': A-t-elle à nouveau le droit de quitter le territoire américain?

RETOUR AUX SOURCES «20 Minutes» a cherché à en savoir plus sur la carte verte et les conditions pour que Laeticia Hallyday conserve la sienne malgré ses voyages hors du territoire américain...

Propos recueillis par Claire Barrois

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Laeticia Hallyday à Los Angeles, le 21 janvier 2018.
Laeticia Hallyday à Los Angeles, le 21 janvier 2018. — 012117_KELA_BDG_LH_0/BROADIMA

Elle avait dû rentrer aux Etats-Unis le 15 janvier pour conserver sa green card, sa carte de résidente permanente américaine. Le rédacteur en chef de Paris Match avait alors affirmé que Laeticia Hallyday ne pourrait pas quitter les Etats-Unis avant le 15 juin pour les mêmes raisons. Une explication plausible de son absence au procès contre David et Laura, les aînés de Johnny Hallyday, à Nanterre.

Pourtant, la voilà revenue sur la tombe de son époux, sur l’île de Saint-Barthélémy, dans les Antilles françaises. 20 Minutes a donc demandé à Pierre Hourcade, avocat international spécialiste en immigration américaine, d’expliquer ce retour sur l’île qu’elle aime tant.

Quelles sont les règles pour conserver la carte verte ?

Quand on a cette fameuse green card, on ne peut pas être absent plus de six mois par an des Etats-Unis. Quand on quitte le territoire américain, il faut bien déclarer ses impôts sur place, conserver une vie active aux Etats-Unis, utiliser une carte bleue américaine, même à l’étranger… On peut demander le reentry permit pour plus d’un an d’absence. C’est un passeport provisoire.

Pourquoi Laeticia avait-elle dû rentrer en urgence aux Etats-Unis le 15 janvier 2018 ?

Elle avait vraisemblablement épuisé ses six mois en dehors du territoire américain pour 2017. La carte verte n’est jamais acquise, elle peut être retirée à tout moment, et Laeticia Hallyday a dû craindre de se la faire retirer.

On a lu qu’elle devrait y rester jusqu’au 15 juin, a-t-elle eu recours à une dérogation ?

Si elle est retournée à Saint-Barthélémy, c’est qu’elle ne risque rien. Il est toujours possible de demander une dérogation auprès des services de l'immigration (USCIS). Mais il faut motiver cette dérogation, donner des raisons précises et sérieuses, ce qu’elle a probablement fait en décembre. On peut en avoir plusieurs par an, mais, honnêtement, je ne pense pas qu’elle ait demandé de dérogation pour quinze jours de vacances à Saint-Barth.