Nice : A 23 ans, Mikhael Tordjman rêve de devenir « la référence de la revente de sneakers rares »

MODE L’entreprise de revente de baskets que Mikhael Tordjman a lancée lorsqu’il était au lycée, expédie aujourd’hui des milliers de commandes en France

Elise Martin
Mikhael Tordjman dans ses locaux à Nice
Mikhael Tordjman dans ses locaux à Nice — Limited Resell
  • Il était passionné de ces sneakers et a décidé d’en faire son métier. Mikhael Tordjman, 23 ans, a lancé son business et fait sa place dans le milieu petit à petit.
  • En cinq ans, il est passé d’un compte Instagram avec des partages d’annonces à 175.000 abonnés, et ses ventes se multiplient par quatre chaque année.
  • Le Niçois veut maintenant faire une levée de fonds et imagine la création d’une marque de vêtements.

Mikhael Tordjman n’est pas un Niçois comme les autres. A 23 ans, il est à la tête de  Limited Resell, une société de revente de sneakers rares, ces  chaussures de sport à la mode, qu’il a créée il y a bientôt cinq ans, à peine sorti du lycée. Avec près de 175.000 personnes qui le suivent sur les réseaux sociaux et des joueurs de l’OGC Nice parmi ses clients, il rêve maintenant de devenir « la référence du milieu en Europe ».

Exemple de sneakers que Limited Resell revend
Exemple de sneakers que Limited Resell revend - Limited Resell

« Cette passion a commencé au lycée, au moment de la première collaboration d’Adidas avec Yeezy, se rappelle-t-il. J’avais commandé une paire qui n’était pas à ma taille. Je l’ai revendue trois fois le prix initial. » La machine était lancée. A chaque nouvelle sortie d’éditions limitées, il achetait pour lui, pour des amis, pour des amis d’amis. Il décide alors de se mettre sur Instagram sous le nom de « Limited Resell » pour consolider sa passion.

Des ventes multipliées par quatre

« A la base, c’était une sorte de Leboncoin des sneakers, je faisais que reposter les annonces d’autres personnes, indique le Niçois. Mais j’ai eu beaucoup de demandes alors j’ai créé ma propre société avec mon site Internet. Et ça a pris petit à petit, surtout au moment du premier confinement où les ventes en ligne ont explosé. »

Au point où, en juin 2021, il ouvre ses premiers locaux à Nice pour gérer les commandes, et recrute ses premiers employés. « Ce n’était plus possible, dans ma chambre, j’avais 600 paires. Je dormais dans des boîtes à chaussures », se souvient-il. En parallèle, il obtient son bac S, un DUT et poursuit en études de commerce. Il a préféré faire une année de césure pour se consacrer entièrement à sa société mais finira l’année prochaine.

Prochain objectif, doubler l’effectif d’employés et une levée de fonds

Aujourd’hui, il expédie des milliers de commandes chaque année, avec des paires à 250 euros en moyenne, « 100 % authentiques et neuves ». Il ajoute : « On a 1.000 références dans toutes les tailles. On est même les seuls à vendre certaines sneakers en Europe. » Chaque année, il multiplie par quatre ses ventes.

Ce succès, il l’explique par « son image de marque ». « J’ai bâti une vraie communauté sur les réseaux sociaux, ce qui donne de la crédibilité et les produits qu’on propose sont de qualité et exclusifs ». Mikhael, qui a consacré tout son temps dans son entreprise, réalise « tout ce qu’il a déjà accompli simplement à partir de fonds propres et de beaucoup d’ambitions », mais il est « encore loin de ce qu’il veut faire ». Son prochain objectif : « doubler l’effectif, faire une levée de fonds » et à plus long terme, devenir « la référence en revente de sneakers rares ». Entre-temps, une marque de vêtements devra bientôt voir le jour.

Les sneakers, un objet de mode

Les sneakers sont des chaussures de sport détournées de leur usage initial et sont devenues un accessoire de mode. « Les marques ont créé une stratégie de hype en vendant en quantité limitée des modèles et en faisant des collaborations avec des célébrités ou des sportifs, explique le passionné Mikhael Tordjman. Il y a quinze ans, tout le monde se fichait des Nike Dunk, maintenant c’est un best-seller ».