Coronavirus: Le masque, un nouvel accessoire de mode ? Les lecteurs de « 20 Minutes » sont mitigés

AU BAL MASQUE En papier ou en tissu, le masque est devenu un incontournable de 2020

Clio Weickert

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Le prince Charles fait partie de la team
Le prince Charles fait partie de la team — Geoff Caddick/WPA Pool/Shutterstock/SIPA
  • En papier ou en tissu, le masque est devenu l’accessoire incontournable de 2020.
  • Fait-il pour autant partie de nos vestiaires désormais, à l’image d’un sac ou d’un chapeau ?
  • « 20 Minutes » a sondé ses lecteurs sur leur rapport au masque.

Il gratte, irrite, étouffe, tient chaud, lacère les oreilles, embue les lunettes… Même après plusieurs mois d’utilisation intensive, et même si l’on sait qu’il est nécessaire, il est toujours autant difficile de se faire au port du masque. Et pourtant, il est devenu cette année du coronavirus un incontournable de notre quotidien. De là à le considérer comme un accessoire à part entière de notre dressing ?

Team papier ou team tissu, assorti à la tenue ou non, 20 Minutes a sondé ses lecteurs pour comprendre quel était leur rapport au masque après plusieurs mois d’usage. Verdict ? Beaucoup de ras-le-bol et un peu d’indignation (contre la « muselière »), et quelques irréductibles optimistes qui ont décidé d’allier l’utile à l’agréable.

« J’ai du mal à voir le masque comme un accessoire de mode »

Pour Martine, 68 ans, le masque c’est un grand non. « Je suis contre les masques, comme je fais de l’anémie ça m’empêche de respirer, j’en mets quand même mais pas pour la mode », explique-t-elle. « Aucune dépense pour ce fichu masque, ceux de mon entreprise me suffisent et je les mets plusieurs fois par jour (sous le nez) », écrit de son côté Bleuciel57, en commentaire de l’appel sur notre site. « Masque chirurgical et c’est tout (…) J’ai bien d’autres vêtements et autres à acheter que des masques pour faire plus jolie que le voisin ou le collègue, et surtout hâte de ne plus le porter », ajoute de son côté Réaliste Parfois. Même résignation pour Eric, sur Facebook : « Le porter est devenu une habitude, mais comme beaucoup, je n’aspire qu’à une chose, c’est qu’un jour on puisse s’en débarrasser ou ne les porter que lorsque l’on est malade et pouvoir à nouveau respirer de l’air frais. »

Il y a aussi les porteurs de masques plus mesurés, celles et ceux qui s’y accommodent malgré tout. « J’utilise les masques en tissus depuis quelques mois : je trouve les masques jetables particulièrement inesthétiques. Sans aller jusqu’à considérer que le masque est un accessoire de mode, j’ai envie qu’il soit assorti à ma tenue. J’en ai acheté cinq. Et c’est plus écologique ! », nous explique Hélène, 27 ans. Un point de vue partagé par la trentenaire Anne. « Je ne suis pas pourtant quelqu’un de pessimiste mais j’ai du mal à voir le masque comme un accessoire de mode mais plutôt comme quelque chose que l’on subit ! De plus, il faut avoir deux masques assortis à sa tenue par jour pour être tendance et protégé ! Une certaine logistique s’impose ! », note-t-elle à juste titre.

Des masques « très seyants » et « magnifiques »

Et puis il y a celles et ceux qui ont décidé d’y trouver leur compte, et de voir le masque de manière positive. C’est le cas d’Anne-Marie, jeune septuagénaire, qui qualifie le masque en tissu de « très seyant ». « Bien mariés avec la tenue, ils peuvent devenir un vrai accessoire de mode », estime-t-elle. Un avis que partage Laurence, 62 ans, qui les confectionne elle-même. Les membres de sa famille en possèdent d’ailleurs une quinzaine chacun. « C’est en effet un accessoire de mode. Mais ils pourraient être bien plus utilisés comme moyen de com, pour Octobre Rose [pour la lutte contre le cancer du sein], ou avec le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida », écrit-elle.

Parmi les optimistes, nombreux sont les lecteurs et les lectrices a fabriqué leurs masques eux-mêmes, et parfois en quantité astronomique ! Sur Facebook, Aline, une adepte des masques en tissu, en possède environ 40 et peut ainsi les assortir à ses tenues. Elle en a même confectionné des argentés pour Noël. Tout comme l’internaute Marie-Pascale qui a opté pour un masque brillant pour les fêtes, pour « mettre un peu de magie ». A paillettes, wax, vichy… Depuis le mois de mars Paule-Jeanne, 58 ans, les collectionne. « Durant le premier confinement j’en ai cousu plus de 150 pour mes voisins et le personnel non médical de l’hôpital, explique-t-elle. Tout comme Charlène de Monaco, elle aimerait désormais en avoir à sequins, qu’elle trouve « magnifiques ».

Enfin, pour Eva, une maman de 36 ans, l’aventure de la confection de masques a commencé surtout parce qu’elle « ne trouvait pas son bonheur en magasin », pour la forme et les motifs. « Avec un bébé qui n’avait pas deux ans quand tout a commencé, et qui se demandait ce qu’il se passait, j’ai opté pour la fabrication maison avec des tissus enfantins rigolos qui amusait ma fille : des lapins, des renards, des petits ours. J’en ai fait pour le personnel de la crèche pour les mêmes raisons, pour que les enfants n’en aient pas trop peur. Et c’est resté », explique-t-elle. Elle en a fabriqué depuis pour elle, ses proches et ses collègues, et les a notamment adaptés à la saison, dans l’esprit de Noël. On y pense, les masques seront-ils au pied du sapin cette année ?