Lyon: Dollykitten, la Lyonnaise qui rêve de devenir la plus belle pin-up du Monde

MODE La jeune femme de 29 ans est la première Française à participer au concours de pin-up de Las Vegas

Caroline Girardon

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La Lyonnaise Marion Berrou-Drand, alias Dollykitten, est la première Française à avoir été sélectionnée parmi les 12 finalistes du concours de pin-up Viva Las Vegas, qui se tiendra le 20 avril.
La Lyonnaise Marion Berrou-Drand, alias Dollykitten, est la première Française à avoir été sélectionnée parmi les 12 finalistes du concours de pin-up Viva Las Vegas, qui se tiendra le 20 avril. — Dollykitten
  • A 29 ans, Marion Berrou-Drand alias Dollykitten est la première Française à avoir été sélectionnée pour le concours de pin-up de Las Vegas, prévu au mois d’avril.
  • Depuis 2011, la Lyonnaise a fait du vintage et du rétro son mode de vie.

« Excusez-moi, aujourd’hui, je ne suis pas aussi apprêtée que d’habitude ». Dans les rues de Lyon, l’élégance dont fait preuve Marion Berrou-Drand suscite pourtant les regards, qu’ils soient curieux ou admiratifs. Rarement de moqueries même si, parfois, les adolescents la désignent d’un air narquois. La jeune femme de 29 ans sort du travail. Elle n’a pas eu le temps de se changer, de mettre un chapeau ou de nouer un turban dans ses cheveux roux, comme elle aime le faire régulièrement. Et pourtant son style ne manque pas d’interpeller.

La Lyonnaise, qui se cache sous le pseudonyme de Dollykitten, est une pin-up. Elle est la seule Française à avoir été sélectionnée parmi les 12 finalistes du concours Viva Las Vegas, le plus renommé au monde, qui se tiendra le 20 avril. La première également en 22 ans.

Un déclic en 2011

Depuis plusieurs années, la jeune femme a fait de la culture du rétro et du vintage un mode de vie. « J’ai eu le déclic en 2011 », explique-t-elle. Cette année, elle décide de renouveler sa garde-robe afin d’opter pour des vêtements des années 40 ou 50. L’envie d'« incarner l’élégance à la française » et d'« être glamour » au quotidien.

« Je portais déjà des bijoux anciens, je travaillais mes coiffures. J’adorais dénicher des vêtements de seconde main mais au final, j’étais plus élégante que vintage », précise celle qui « aimait imiter » sa grand-mère lorsqu’elle était enfant. « C’était une femme très apprêtée, une dame un peu bourgeoise. Elle a toujours pris soin d’elle et a cultivé un certain chic jusqu’à sa mort. Je prenais ses foulards ou ses manteaux, j’essayais ses chaussures également », se souvient-elle.

Un budget conséquent

Celle qui n'« aime pas rentrer dans les cases », court aujourd’hui les friperies spécialisées, multiplie les salons vintage, part faire des virées shopping avec ses amies à Paris pour trouver la perle rare. Les puristes pourront lui reprocher de ne pas toujours porter des vêtements d’époque, de privilégier parfois des fringues copiant le style. Elle s’en moque. « A l’heure actuelle, c’est un budget. Avant, les vêtements se vendaient au kilo. J’ai vu l’évolution en huit ans : le rétro est devenu tendance et les prix ont grimpé », argumente-t-elle, précisant qu’elle débourse au minimum 150 euros pour une robe d’origine.

Ne cherchez pas de jean ou de paires de baskets dans son dressing, elle n’en possède pas. « Je ne me sentirais pas femme… Même si cela peut être très féminin », répond-elle. Elle préfère de loin les « robes ou jupes serrées à la taille ». Son travail d’hôtesse d’accueil encourage à l’élégance et ses employeurs ont toléré qu’elle vienne habillée ainsi. A chaque jour, sa tenue différente : « Le matin, je peux passer 1h30 à me coiffer et me maquiller. Certaines fois, je me prépare la veille en mettant mes bigoudis ».

Si Marion adore le jazz, la soul des années 50 et l’électro-swing, les films de Marilyn Monroe ou d’Audrey Hepburn, elle confesse être « toutefois une femme de son temps ». « Je ne vis pas essentiellement pour ça, tout ne tourne pas autour des années 40-50 », conclut-elle en riant. La preuve? Son film préféré reste Dirty Dancing.