Luxe: Burberry arrête la fourrure et sa politique de destruction des invendus

MODE Arrivé en 2017 à la tête de la prestigieuse marque britannique, Marco Gobbetti estime que « le luxe moderne veut dire être responsable socialement et vis-à-vis de l'environnement »...

20 Minutes avec agences

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Burberry met fin à sa politique de destruction des invendus. (Illustration).
Burberry met fin à sa politique de destruction des invendus. (Illustration). — ANDREW COWIE AFP

Burberry a annoncé dans un communiqué publié ce jeudi deux nouvelles : l’arrêt de l’utilisation de fourrure dans ses collections, mais aussi la fin immédiate de sa politique de destruction des invendus. La luxueuse marque britannique, comme de nombreuses enseignes plus ou moins prestigieuses, préférait auparavant faire disparaître les produits non-écoulés plutôt que de les donner ou les vendre à prix cassés.

La griffe avait expliqué dans un rapport rendu public en juillet dernier qu’en 2017, 28 millions de livres (environ 31 millions d’euros) de vêtements et produits cosmétiques avaient été détruits pour protéger l’image de la marque et lutter contre la contrefaçon. Une situation devenue inacceptable pour Marco Gobbetti, directeur général du groupe Burberry depuis 2017.

« Le luxe moderne veut dire être responsable socialement et vis-à-vis de l’environnement. Cette conviction est essentielle pour Burberry et la clé de notre succès sur le long terme », estime ainsi le dirigeant. L’enseigne souhaite désormais que les articles qui n’ont pas trouvé preneurs soient recyclés ou donnés.

Peta salue la décision

L’élimination de la fourrure des prochaines créations de la griffe a fait le bonheur des défenseurs du bien-être animal. L’association Peta a d’ailleurs salué cette décision sur Twitter. La réaction a été beaucoup moins enthousiaste du côté de la Fédération internationale de la fourrure.

Son président Mark Oaten, a déclaré avoir été fier « de travailler avec Burberry et de leur fournir des fourrures naturelles de grande qualité ». Le responsable a également mis en doute les effets bénéfiques sur l’environnement de la mesure prise par Burberry, estimant que la fausse fourrure, fabriquée avec du pétrole, n’est pas une matière éco-responsable.

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