VIDEO. Vous avez déjeuné avec nous chez Lolla Chef, le corner des chefs du festival Lollapalooza

REPORTAGE «20 Minutes» a invité une lectrice au festival parisien Lollapalooza pour goûter des plats de chefs réunis pour l’occasion par Jean Imbert…

Benjamin Chapon

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Stéphanie, lectrice de 20 Minutes, a goûté des plats de chefs au festival Lollapalooza 2018
Stéphanie, lectrice de 20 Minutes, a goûté des plats de chefs au festival Lollapalooza 2018 — B.Chapon/20Minutes
  • Pour la deuxième année consécutive, le festival Lollapalooza a demandé à Jean Imbert de réunir six chefs pour concocter des plats spéciaux pour les festivaliers.
  • 20 Minutes a invité Stéphanie à venir goûter les plats d’Anthony Clémot, Jean Imbert, Denny Imbroisi et Yann Couvreur.
  • Délicieux, étonnants et pratiques à manger dans des conditions de festival, les plats de Lolla Chef ont emballé Stéphanie.

On est allé au festival Lollapalooza et… on a très (très) bien mangé. Ceci n’est pas une fake news. 20 Minutes a invité  une de ses lectrices, Stéphanie, a testé l’offre Lolla Chef. Pour la deuxième année consécutive, le festival a demandé au chef Jean Imbert de réunir une équipe de chefs pour créer une offre gastronomique, et pratique, dans l’esprit street-food donc, aux festivaliers.

Stéphanie, en habituée des festivals, a des souvenirs douloureux de repas ratés et onéreux… Bien sûr, de nombreux événements ont amélioré leur offre de restauration et banni les sandwichs raclette aux frites froides et molles ou les paninis goût mozza plastique à 9 euros. Mais avec Lolla Chef, on franchit une nouvelle étape et une montée de gamme impressionnante. Stéphanie a pu déguster les plats d’Antony Clémot, Jean Imbert, Denny Imbroisi et Yann Couvreur.

Le premier arrêt a lieu au stand d’Antony Clémot. Le spécialiste de la volaille nous explique comment il sélectionne les éleveurs avec lesquels il travaille. « Dans ma démarche je veux aussi des produits locaux et que les animaux aient eu une belle vie… » Pour sa première venue à Lolla Chef, il a imaginé des aiguillettes de poulet panées. « Un peu comme des nuggets », remarque Stéphanie. « Oui… Enfin… En meilleur, j’espère, rigole le chef. Mais c’est vrai que j’ai voulu coller à l’esprit festival avec quelque chose qu’on peut manger avec les doigts, et une sauce gribiche bien fraîche. »

On s’installe pour la dégustation, sans couvert mais avec bon appétit. « C’est super bon, très fondant et savoureux. Et ça n’a vraiment rien à voir avec des nuggets de poulet… », s’enthousiasme Stéphanie. En revanche, elle est un peu déçue par les frites, peu cuites pour mettre en avant la saveur des pommes de terre : « Elles ne sont pas croustillantes, c’est dommage. »

Manger l’assiette

On passe au plat de Jean Imbert que Stéphanie connaît bien pour fréquenter parfois son restaurant Les bols de Jean. Le bol de pain au levain, mouillé d’huile d’olive, abrite des légumes (tomates, concombre, mousse de menthe, tapenade d’olives, poivron, pignons…) et de la feta. Là encore, Stéphanie est conquise : « C’est très frais, ça fait du bien. On a bien fait de prendre le bol végétarien plutôt que celui avec de la béchamel et de la viande… En revanche, ça serait peut-être difficile à manger debout. »

Une fois la garniture mangée, on peut croquer dans le bol de pain délicieux et croustillant. Mais on préfère garder un peut d’appétit pour les raviolis de Denny Imbroisi. Le chef nous explique qu’il a confectionné, précuit puis congelé ses raviolis avant de les faire cuire sur place. « J’avais pensé à faire des carbonaras mais avec cette chaleur, l’œuf cru, c’était risqué… » Ses raviolis à la ricotta et à la truffe d’été du Molise au contraire s’accommodent parfaitement avec le chaud climat de Lollapalooza. « La truffe est très savoureuse sans être trop forte, juge Stéphanie. La ricotta a un goût incroyable. L’ensemble est délicieux, il y a plein de goûts différents, c’est incroyable. »

La tentation food truck

Là encore un peu difficile à manger d’une seule main (à moins qu’on avale les raviolis en entier), le plat de Denny Imbroisi est malgré tout parfaitement adapté au contexte. Le chef de deux restaurants parisiens, Ida et Epoca, confesse qu’il réfléchit sérieusement à se lancer dans la restauration rapide. « Il fallait d’abord que j’aie mes restaurants parce que sinon j’aurai été étiqueté comme un chef street-food. Mais j’aime bien l’idée de donner à manger quelque chose de bon aux gens qui n’ont que 15 minutes de pause à midi. Il faut répondre à cette demande-là, même si c’est dommage que la France et l’Italie abandonnent  la tradition du repas à table. »

Sur nos deux jambes mais avec les estomacs bien remplis maintenant, nous finissons le repas chez Yann Couvreur. Le glacier a évidemment beaucoup de succès. Il nous fait goûter une spécialité imaginée pour l’événement : une tropézienne glacée. La brioche est fondante, et légèrement croquante avec le caramel, et la glace vanille est un délice. « C’est sucré juste ce qu’il faut, se régale Stéphanie. Et la glace colle bien à l’esprit festival, la bouffe plaisir et avec beaucoup de goût. »

Le bilan est très positif pour Stéphanie. « On a vraiment bien mangé mais on ne se sent pas lourd. » Prête à aller profiter des concerts, le ventre rempli et les papilles en émoi, Stéphanie s’enquiert des prix. On a mangé pour 40 euros à deux, sans boisson. Soit 20 euros par personne. « Je n’ai jamais aussi bien mangé en festival, c’est allé vite et ce n’était pas trop cher. Quand on a goûté à ça, c’est impossible de revenir à la bouffe de festival traditionnelle… » Enfin il va bien falloir mais ça va être dur.