Le « Point » déplore « un double enfumage » avec les fausses informations sur le couple Garrido-Corbière

FAKE NEWS Ce lundi sur Europe 1, Etienne Gernelle, le directeur du « Point » a reconnu que les informations publiées sur le site de l’hebdo mercredi avaient été « inventées » et que l’auteur de l’article avait « fondu un plomb »

20 Minutes avec AFP
— 
Raquel Garrido et Alexis Corbière, couple à la ville et figures du parti La France insoumise.
Raquel Garrido et Alexis Corbière, couple à la ville et figures du parti La France insoumise. — JOEL SAGET / AFP

Les informations sur le couple Garrido-Corbière, publiées mercredi sur le site du Point la semaine passée, ont été « inventées », a déclaré Etienne Gernelle, le directeur de l’hebdomadaire, au micro de l'émission « Culture Médias » sur Europe 1 ce lundi.

Comparant cet échec journalistique à « un accident industriel », il a expliqué que cette affaire reposait sur « un double enfumage ». « Des gens ont essayé de monter une affaire qui n’existait pas », a dit le patron de presse, évoquant « des intervenants encore inconnus ».

« Et puis il y a l’enfumage interne, avec un journaliste qui (…) a perdu la raison, a fait n’importe quoi et a enfumé sa hiérarchie », a continué Etienne Gernelle, en insistant sur le fait que les affirmations de l’article « étaient fausses ».


Jeudi, Le Point a dû retirer de son site Internet un article mis en ligne la veille, qui accusait à tort le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière d’avoir exploité une employée sans papiers.

Neuf journalistes du « Point » mènent une contre-enquête

Etienne Gernelle avait présenté ses excuses aux députés, qui avaient réclamé le licenciement de l’auteur de l’article, Aziz Zemouri. Ce dernier a été mis à pied et convoqué à un entretien préalable à un possible licenciement. Selon son patron, le journaliste « a probablement fondu un plomb par indignation » en pensant que cette affaire était vraie.



« Qui a fabriqué ces textos, qui a inventé cette affaire, façonné cette histoire ? On enquête dessus (…) Pour l’instant, on n’a aucune certitude, on a des pistes très sérieuses. Evidemment on publiera tout ça dès que ce sera prêt », a précisé Etienne Gernelle, selon qui neuf journalistes du Point, dont lui-même, travaillent sur cette contre-enquête.