France Inter : La matinale rallongée de 30 minutes à la rentrée et Charline Vanhoenacker en rythme hebdo

RADIO Comme l’a révélé Catherine Nayl, la directrice de l’info, France Inter va introduire plusieurs changements dans la tranche écoutée chaque jour par plus de 4 millions d’auditeurs

20 Minutes avec AFP
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Charline Vanhoenacker au micro de France Inter.
Charline Vanhoenacker au micro de France Inter. — JP PARIENTE/SIPA

Un vent de nouveautés soufflera sur France Inter à la rentrée. Charline Vanhoenacker en rythme hebdo, une rallonge de 30 minutes et l’arrivée de quatre chroniqueurs : la matinale de la radio va bouger, dévoile Catherine Nayl, directrice de l’information de la radio dans un entretien mardi à l’AFP.

Avec l’arrivée à sa tête de la philosophe et animatrice de radio Adèle Van Reeth en septembre, en remplacement de Laurence Bloch, France Inter va introduire plusieurs changements dans la tranche écoutée chaque jour par plus de 4 millions d’auditeurs. Principal changement : Charline Vanhoenacker, qui faisait jusqu’ici un billet d’humour politique tous les jours à 07H57, fera une apparition une seule fois par semaine.

La case humour ne va pas disparaître

« Charline conservera une case hebdomadaire dans la matinale, mais on ne sait pas encore exactement à quel horaire. On est en train d’en discuter avec elle », a affirmé Catherine Nayl, ajoutant qu’elle conservait son émission Par Jupiter à 17H00. Questionnée si Matthieu Noël, animateur d’Europe 1, pourrait reprendre la chronique incarnée actuellement par la journaliste satirique belge, comme l’affirme le quotidien Le Parisien, elle a déclaré « ne rien pouvoir confirmer ». Elle a expliqué en revanche que cette case d’humour perdurait, toujours face à un invité. L’autre case consacrée à l’humour à 8H55 sera également conservée.

Entre 07H00 et 09H00, Léa Salamé et Nicolas Demorand continueront d’animer la matinale, puis entre 9H00 et 9H30, Sonia Devillers remplacera Léa Salamé au sein du duo, pour animer une demi-heure consacrée « à travers un entretien de témoins de notre époque ». Il pourra s’agir de « gens des médias et réseaux sociaux, mais aussi des gens qui ont un lien avec un phénomène de société, qui ont pu être révélés par les médias, qui ont pu subir les médias ou les réseaux sociaux ». « Ce sera donc plus large que L’instant M et il y aura peut-être une chronique », a ajouté Catherine Nayl.

L’horaire jusqu’ici dévolu à Boomerang (09H00-09H40), le rendez-vous culturel animé par Augustin Trapenard, sera lui repoussé d’une demi-heure, dans une « nouvelle version ».

L’équipe de « En toute subjectivité » renouvelée

Côté édito, le journaliste Thomas Legrand, qui a décidé d’arrêter le billet politique qu’il signe depuis 14 ans, sera remplacé par le chef du service politique, Yaël Goosz. La matinale de France Inter - la plus écoutée de France depuis 2015 – va par ailleurs garder sa chronique En toute subjectivité, qui donne la parole quotidiennement et à tour de rôle à des journalistes ou des porteurs d’opinions particulières. « On a décidé de la poursuivre et plus encore avec les résultats de ces législatives », a dit Catherine Nayl, soulignant l’importance de faire entendre des différences et l’envie d’autres voix. Toute l’équipe sera renouvelée, à l’exception d’Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, qui restera le vendredi.

Ainsi, les journalistes Natacha Polony (Marianne), Alexandre Devecchio (Le Figaro), Etienne Gernelle (Le Point), et l’ancienne ministre et actuelle directrice de l’ONG Oxfam, Cécile Duflot, partiront. Ils seront remplacés par Dov Alfon, directeur de Libération (lundi), Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine (mardi), Hugo Clément (mercredi) et Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction à L’Express (jeudi).

Le vendredi matin, à partir de 8H45, une chronique consacrée à l’environnement sera animée par Sandy Dauphin et Célia Quilleret, deux journalistes maison. « On a vraiment cette ambition d’éveiller des consciences », a précisé Catherine Nayl.

Elle a par ailleurs réfuté les affirmations qualifiant France Inter de radio de gauche. « Nous ne sommes pas un média d’opinion. Nous sommes un média de service public qui s’adresse à un large éventail d’auditeurs », a-t-elle dit. « C’est normal quand on est la première matinale de France d’être attaquée de part et d’autre, mais justement, on est attaqué de part et d’autre : tantôt nous sommes trop macronistes, tantôt nous sommes trop Insoumis », a-t-elle ajouté. « Quand on fait En toute subjectivité, c’est une ouverture à des gens qui peuvent venir de médias d’opinions ».