« Zone interdite » : Des journalistes de RTL, M6 et BFMTV apportent leur soutien à Ophélie Meunier

MEDIAS Ophélie Meunier a été placée sous protection policière après avoir reçu des menaces à la suite d’un reportage pour « Zone interdite »

20 Minutes avec AFP
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Ophélie Meunier présente Zone interdite sur M6.
Ophélie Meunier présente Zone interdite sur M6. — Benjamin DECOIN/M6

« Rien ne justifie les menaces ou la violence ». Les sociétés des journalistes (SDJ) du journal télévisé de M6, de la radio RTL et de la chaîne BFM TV ont exprimé lundi leur soutien à l’animatrice de l’émission Zone Interdite Ophélie Meunier,  placée sous protection policière après avoir reçu des menaces à la suite d’un reportage en partie consacré à l’islam radical à Roubaix. « Nous, SDJ des JT de M6 et SDJ de RTL apportons notre plein soutien à toute l’équipe de Zone Interdite et en particulier à Ophélie Meunier, ainsi qu’à tous les intervenants qui ont accepté de témoigner », a écrit la SDJ de M6 sur  son compte Twitter.

« Il est inadmissible de s’en prendre ainsi à qui que ce soit. Rien ne justifie les menaces ou la violence, et l’information et la liberté de la presse doivent rester une priorité si l’on veut préserver notre démocratie », a-t-elle ajouté. Un jeune homme originaire de Roubaix et témoin dans le reportage, Amine Elbahi, a également été placé sous protection policière après avoir reçu des menaces.

« Nous encourageons le métier de journaliste », affirme Gérald Darmanin

La diffusion le 23 janvier du reportage avait provoqué une vive polémique, faisant réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale. « Les journalistes et les personnes qui ont témoigné dans ce reportage ont été soutenus, leurs plaintes sont instruites. J’ai donné des moyens extrêmement importants pour que les auteurs de ces menaces soient retrouvés », a-t-il encore déclaré lundi à l’occasion d’un déplacement à Marseille, en rappelant que des protections policières avaient été « décidées ».

« Nous encourageons le métier de journaliste. Nous disons que, quelles que soit les opinions qu’on peut avoir sur tel ou tel reportage, en France, on peut diffuser ce qu’on souhaite et surtout que tous les moyens doivent être mis pour retrouver les auteurs qui, je l’espère, seront fortement condamnés par la justice », a ajouté Gérald Darmanin.

Sollicitée par l’AFP, M6 a fait savoir qu’elle préférait « ne faire aucun commentaire ». « Il faut être unanimement solidaires parce qu’une menace de mort contre des journalistes, c’est insupportable, c’est inacceptable », a martelé lundi l’avocat de Charlie Hebdo et de la jeune Mila, Richard Malka, au micro de RTL. « Comme pour Mila, comme pour Charlie, il ne faut pas s’y habituer. Il faut que la peur change de camp, il faut une unanimité de toute la profession. Si vous ne vous défendez pas vous-mêmes, qui le fera à votre place ? ».