Manifestation anti-pass : Une journaliste de « Ouest-France » porte plainte après avoir été agressée verbalement à Caen

LIBERTE DE LA PRESSE « Ces faits-là doivent être condamnés », estime le rédacteur en chef de « Ouest-France » au sujet de l’agression de sa consœur survenue samedi à Caen

20 Minutes avec AFP
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Le logo de Ouest-France, à la rédaction de Nantes.
Le logo de Ouest-France, à la rédaction de Nantes. — LOIC VENANCE / AFP

Samedi après-midi, une journaliste de Ouest-France a été verbalement prise à partie alors qu’elle couvrait une manifestation anti-  pass vaccinal à  Caen (Calvados). Elle a porté plainte et le quotidien s’apprête à le faire également.

« Il y a eu une agression verbale d’une consœur qui suivait la manifestation et qui souhaitait donner la parole aux gens qui étaient là, a expliqué mardi François-Xavier Lefranc, le rédacteur en chef de Ouest-France. Voyant que ça tournait mal, elle est rentrée à la rédaction et des manifestants sont arrivés devant la rédaction et ont essayé de rentrer en tapant dans les portes et de forcer les portes, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. »

« On ne peut pas accepter ce genre de choses, on ne va pas se contenter de plaintes qui finiront sans suite : on estime que ces faits-là doivent être condamnés et que si on ne réagit pas on finira par le payer cher », a estimé le rédacteur en chef.

« Cette violence devenue habituelle à l’encontre de journalistes »

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession, « condamne avec la plus grande fermeté ces agissements et cette violence devenue habituelle à l’encontre de journalistes ».

« Samedi 8 janvier, les journalistes de France 3 Normandie avaient été insultés et pris à partie. Des manifestants anti-pass avaient tagué les murs de la rédaction et effectué des gestes obscènes en direction des journalistes. Depuis, des journalistes viennent travailler la peur au ventre », dénonce le syndicat dans un communiqué diffusé lundi.

A Paris, samedi, deux journalistes reporters d’images (JRI) de l’AFP, ainsi que deux agents de protection rapprochée qui les accompagnaient, ont été violemment pris à partie alors qu’ils couvraient le rassemblement anti-pass vaccinal organisé par le mouvement Les Patriotes du candidat pro-Frexit à la présidentielle Florian Philippot.