« Closer » : Eric Zemmour compte assigner le magazine pour « violation de la vie privée » après sa couverture sur Sarah Knafo

JUSTICE « Closer » fait sa Une ce vendredi avec une photo d'Eric Zemmour et Sarah Knafo, affirmant qu'ils vont être parents en 2022

20 Minutes avec AFP
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Eric Zemmour au salon Made in France en novembre 2021
Eric Zemmour au salon Made in France en novembre 2021 — ISA HARSIN/SIPA

« Il va être papa en 2022 », titre Closer cette semaine. En Une, Eric Zemmour et Sarah Knafo. Les avocats du polémiste d’extrême droite ont annoncé leur intention d’attaquer en justice le magazine qui affirme dans son numéro publié vendredi que sa conseillère Sarah Knafo attend un enfant de lui, après un échec jeudi d’interdire la publication du magazine people.

« Le magazine Closer vient de publier, contre toutes les règles de la déontologie journalistique, un article portant gravement atteinte à la vie privée et au droit à l’image de Monsieur Éric Zemmour et de Madame Sarah Knafo », écrivent dans un communiqué Me Olivier Pardo et Laurence Dauxin-Nedelec, avocats du candidat putatif à la présidentielle, ainsi que Me Simon Olivennes, conseil de Sarah Knafo.

« Nos clients engagent immédiatement une action en justice », ajoutent-ils. Me Pardo a précisé à l’AFP qu’il déposerait « une assignation pour violation de la vie privée lundi ou mardi ». « Quoi qu’il arrive, toujours et partout, je défendrai jalousement, férocement, ma vie privée et celle de mes proches. La vie publique, oui. Le voyeurisme, non. Désolé pour les pervers », a indiqué Eric Zemmour dans un tweet.

Une tentative d’interdiction de parution du numéro

Dans son numéro paru vendredi, le magazine affiche une photo du polémiste se promenant dans la rue, bras dessus bras dessous avec sa conseillère. Jeudi, l’avocat de Sarah Knafo avait assigné Closer en référé pour obtenir en urgence l’interdiction de ce numéro, une information révélée par Le Point.

Mais cette demande a été jugée irrecevable par le tribunal, qui a estimé que Sarah Knafo n’avait présenté « aucun élément objectif probant relatif à l’article et son contenu » permettant d'« établir la publication dans le magazine Closer à paraître le 26 novembre 2021 d’un article qui porterait atteinte au respect dû à l’intimité de la vie privée de la demanderesse », à l’exception d’un SMS la prévenant de la publication de ce numéro, selon le jugement consulté par l’AFP.

Mi-octobre, Eric Zemmour avait déjà assigné en justice les magazines Paris Match, Closer et Voici pour atteinte à la vie privée. Il assignait notamment Paris Match, qui a fait sa Une fin septembre sur « sa très proche conseillère » Sarah Knafo, et Voici, pour des photos et un texte sur la proximité entre les deux.