Europe 1 : La grève entamée il y a cinq jours a pris fin

MOBILISATION Mardi, près d’une centaine de salariés avaient voté la poursuite du mouvement jusqu’à ce mercredi 13h

20 Minutes avec AFP
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Des micros floqués du logo d'Europe 1.
Des micros floqués du logo d'Europe 1. — Thomas SAMSON / AFP

D’autres actions sont annoncées. La grève entamée il y a cinq jours à Europe 1 a pris fin ce mercredi, ont annoncé des représentants de salariés après une rencontre avec la direction, sur fond de rapprochement avec CNews, la chaîne d’info du groupe Canal+.

La présidente de Lagardère News, qui détient Europe 1, Constance Benqué, s’est engagée à « ouvrir des discussions sur une "sorte de clause de conscience" qui puisse permettre à ceux qui voudraient partir de le faire » avec des indemnités, comme le réclamaient les grévistes, a expliqué Jean-Gabriel Bourgeois, le président de la société des rédacteurs (SDR) d’Europe 1.

« La grève s’arrête mais elle n’est pas terminée »

La clause de conscience permet aux journalistes en désaccord avec un changement de ligne éditoriale de quitter leur média avec des indemnités, mais ce dispositif n’est juridiquement pas compatible avec le statut d’agence de presse dont bénéficie Europe 1, a-t-il précisé.

Reste à savoir quelle forme pourrait prendre ce plan de départs, la direction étant prête « à en discuter assez rapidement » en vue de négociations « plus approfondies à la rentrée de septembre », a ajouté Olivier Samain, délégué syndical SNJ. « La grève s’arrête mais elle n’est pas terminée », a assuré le syndicaliste, promettant « d’autres actions » à venir « pour maintenir la pression sur la direction ».

Un contexte d’inquiétude grandissant sur l’avenir éditorial

Mardi, près d’une centaine de salariés avaient voté la poursuite, jusqu’à mercredi 13h, du mouvement initié pour contester la mise à pied d’un collègue, dans un contexte d’inquiétude grandissant sur l’avenir éditorial de la radio.

La procédure de sanction disciplinaire visant le journaliste Victor Dhollande « suit son cours », au grand dam des grévistes, « mais on a senti une volonté de ne pas l’assommer », a expliqué Jean-Gabriel Bourgeois.