Grève chez NextRadioTV : BFMTV et RMC perturbées en raison d’un mouvement social

MOBILISATION Les syndicats ont invité les salariés à « cesser le travail pendant une heure ou deux » en se coordonnant « pour impacter les antennes »

20 Minutes avec AFP

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Une caméra et un micro aux couleurs de la chaîne BFMTV, en 2014.
Une caméra et un micro aux couleurs de la chaîne BFMTV, en 2014. — ERIC CABANIS / AFP

Après Europe 1, BFMTV et RMC. Les salariés de NextRadioTV, maison-mère de ces deux antennes, ont été appelés à débrayer jusqu’à mercredi soir pour réclamer des revalorisations salariales, ont annoncé mardi des sources syndicales. Cette mobilisation a lieu un an après une grève inédite de plusieurs jours contre des suppressions de postes.

L’appel à débrayage, lancé par une intersyndicale (CGT – CFDT – SNJ – UNSA – CFTC – FO) a été voté par quelque 150 salariés en assemblée générale, deux ayant voté contre, trois s’étant abstenus, a indiqué Paulina Benavente, déléguée syndicale SNJ.

« Cesser le travail pendant une heure ou deux »

Il a démarré mardi à 14 heures et doit se terminer mercredi à 23h59, les syndicats ayant invité les salariés à « cesser le travail pendant une heure ou deux » en se coordonnant « pour impacter les antennes », a-t-elle ajouté.

A l’origine du mouvement, l’échec des négociations obligatoires annuelles (NAO), lors desquelles les syndicats ont réclamé une augmentation collective de 2 % pour les salariés de la filiale de médias du groupe Altice (BFMTV, RMC, RMC Sport, BFM Business, RMC Découverte, RMC Story…).

La direction, elle, propose notamment une augmentation collective d’1 % concernant 197 salariés (dont le salaire annuel fixe de base brut est inférieur à 35.000 euros), sur un total de 1.500 environ (dont 1.100 CDI), déplore la syndicaliste. Alors que la branche médias du groupe a engrangé « 37,1 millions d’euros de bénéfice net en 2020 », selon elle.

Des inquiétudes concernant le plan de départs volontaires

Les salariés s’inquiètent en outre « des conséquences du plan de départs volontaires » lancé l’année dernière pour supprimer notamment 245 postes en CDI, a insisté Paulina Benavente, pointant un défaut d’organisation. « On n’a pas d’assistance technique le week-end, des salariés se voient refuser leurs congés… », a-t-elle énuméré.

« On veut avoir les moyens d’exercer nos métiers » après « une année un peu compliquée », a résumé Thomas Léonetti (CGT). Sollicitée, la direction n’a pas souhaité commenter.