Affaire Grégory : « On n’a rien à voir avec tout ça »… Les époux Jacob donnent une interview au « Nouveau Détective »

EXCLUSIF Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, ont été longtemps suspectés d’avoir été les « corbeaux »

B.Ch. avec AFP

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La maison de Marcel et Jacqueline Jacob.
La maison de Marcel et Jacqueline Jacob. — Patrick HERTZOG / AFP

Un scoop mais peu de révélations. Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, ont assuré dans un entretien publié samedi n’avoir « rien à se reprocher » dans cette affaire, dont l’enquête a récemment connu de nouveaux développements.

« On n’a rien à voir avec tout ça », a déclaré Jacqueline Jacob dans une interview accordée avec son mari au Nouveau Detective et repris dans Vosges Matin et L’Est Républicain, présentée comme la première prise de parole publique du couple depuis le début de l’affaire, il y a plus de 36 ans.

Des corbeaux peu bavards

Soupçonnés d’êtres les « corbeaux », les auteurs de lettres anonymes d’insultes et de menaces et d’une lettre de revendication du crime envoyées à la famille Villemin, les époux avaient été mis en examen en juin 2017 pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Ces mises en examen avaient finalement été annulées en mai 2018 pour des raisons de procédure.

« Jamais je n’ai écrit une lettre », s’est défendue Jacqueline Jacob. « La pire des choses est d’être accusé de quelque chose que l’on n’a pas fait », a renchéri son mari. Des réponses laconiques qui forment l’essentiel de l’entretien.

« Je n’ai jamais écrit »

Le mois dernier, Le Parisien avait révélé qu’un nouveau rapport de stylométrie, technique qui permet d’identifier l’auteur d’un texte d’après son style d’écriture, « incrimine un suspect ». « On n’a pas à être inquiets s’ils font bien leur travail. Je n’ai jamais écrit », a réagi Jacqueline Jacob, interrogée sur cette nouvelle expertise.

Les deux époux ont expliqué leur offensive médiatique, qui les a amenés à s’exprimer également dans les colonnes du Nouveau détective et devant les caméras de BFMTV, par leur volonté de « dire stop », déplorant d’apparaître « tous les jours sur le journal » et de voir leur nom « jeté en pâture ».

Alors que la Cour d’appel de Dijon, où le dossier est instruit depuis 1987, a accepté mercredi de nouvelles expertises génétiques, conformément aux vœux formulés par les époux Villemin, les Jacob ont affirmé avoir « confiance » en la justice, tout en soulignant qu'« il ne faut pas qu’elle tire sur la mauvaise ambulance ».