Un virus informatique « redoutable » perturbe la diffusion du quotidien « Ouest France »

BUG Seule une seule édition du premier quotidien régional français a été éditée ce dimanche, au lieu de dix en temps normal

C.A. avec AFP

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L'imprimerie du journal Ouest-France est basée à Rennes.
L'imprimerie du journal Ouest-France est basée à Rennes. — Damien Meyer / AFP

Une seule édition au lieu des dix prévues. Ce dimanche, le quotidien Ouest-France a vu la diffusion de l’édition papier de son journal être perturbée par  un virus informatique « assez redoutable ». Installé à Rennes (Ille-et-Vilaine) au siège du groupe, le système informatique a été touché vers 3 h 30 samedi, alors que la dernière édition venait d’être imprimée. « Ce virus malfaisant n’a pas impacté le journal de samedi ni notre site Internet », assure François-Xavier Lefranc, rédacteur en chef du premier quotidien régional français.

Les serveurs informatiques ont dû être arrêtés en urgence afin d’être nettoyés. Dans ce contexte, la direction a pris la décision de ne diffuser qu’une seule édition de son journal dominical Dimanche Ouest-France. D’ordinaire, une édition par département est diffusée en Bretagne et Pays-de-la-Loire et une édition régionale paraît pour la Normandie, soit environ 400.000 exemplaires vendus.

Pas de demande de rançon

Les responsables du journal décrivent « un virus puissant, assez redoutable et qui se répand très vite » mais n’a pas donné de précision sur son origine. « Le diagnostic est en cours », a-t-il dit, précisant qu’il n’était « pas question de rançon ». « On espère pouvoir sortir normalement lundi », a ajouté le rédacteur en chef.

Le quotidien Paris-Normandie a été victime mercredi d’une cyberattaque qui l’a empêché d’actualiser son site Internet et a perturbé ses éditions papier jeudi. Deux journalistes du quotidien ayant requis l’anonymat ont affirmé qu’il y avait eu une demande de rançon. Les rançongiciels permettent à des cybercriminels de chiffrer les fichiers de leurs entreprises, réussissant à paralyser tout ou partie de leur activité. Les pirates demandent ensuite une rançon pour déchiffrer les fichiers.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à être victimes de ce fléau, mais rarement les médias. En France, M6 a déjà été touchée par une attaque au rançongiciel qui a sévèrement perturbé ses activités pendant quelques jours, à la mi-octobre 2019.