Affaire Carlos Ghosn : « La question sur la malle, je la revendique »… Léa Salamé revient sur son interview critiquée pour France Inter

MEDIAS Dans une interview accordée à « Society », la journaliste a confié son sentiment d’injustice envers les critiques après son interview de l’ancien président de Renault-Nissan

C.W.

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La journaliste Léa Salamé.
La journaliste Léa Salamé. — CHAMUSSY/SIPA

En janvier dernier, après la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn, son interview de l’ancien président de Renault-Nissan pour France Inter avait été vivement critiquée. Une question en particulier, avait valu à Léa Salamé d’être taxée de « complaisante » : « Votre évasion fascine absolument le monde entier, pour beaucoup d’enfants vous êtes l’homme qui a voyagé dans la malle. Vous avez vraiment voyagé dans la malle ? ».

Dans un entretien accordé à Society cette semaine, la journaliste revient sur les nombreuses attaques dont elle a été l’objet. Elle y confie notamment assumer complètement la question « de la malle ». « La question sur la malle, je la revendique, assure-t-elle. C’était le grand truc, comment il a fui, ne jouons pas les hypocrites. C’est le seul moment où je choisis de le prendre sur le ton de l’humour, je fais la petite vanne pour essayer d’avoir l’info, quoi. J’accepte le deal de se faire lyncher. Mais jugez-moi sur l’interview dans son entièreté. »

« C’était injuste de résumer mon entretien à cet extrait »

Car ce qui a posé problème à la journaliste, c’est que cette séquence a été choisie par la radio pour promouvoir cette rencontre. « Cette vidéo a servi de teaser à l’interview, la veille de la diffusion. Un extrait de trois minutes, absolument pas validé par moi, qu’Inter, à Paris – moi je suis alors à Beyrouth – décide de balancer. L’interview fait une demi-heure, et toutes les questions sont posées. Pas du tout une interview complaisante ! », estime-t-elle.

D’autant que cette vidéo de quelques minutes a suffi à Léa Salamé pour récolter de nombreuses moqueries et critiques, ainsi que de violentes insultes. « On m’a traitée de "sale pute libanaise", révèle-t-elle. Pour une fois, ça m’a même fait pleurer. J’ai eu un vraiment sentiment de colère à l’encontre de France Inter. C’était injuste de résumer mon entretien à cet extrait ».