Algérie : Le journaliste Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme

PRESSE Ses deux coaccusés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du mouvement de contestation antirégime « Hirak », ont eux aussi été condamnés

20 Minutes avec AFP

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Le journaliste Khaled Drareni lors d'une manifestation en mars 2020 à Alger.
Le journaliste Khaled Drareni lors d'une manifestation en mars 2020 à Alger. — RYAD KRAMDI / AFP

La sentence est tombée pour Khaled Drareni. Le journaliste algérien, en détention provisoire depuis la fin mars, a été condamnée ce lundi à trois ans de prison ferme, une peine très sévère, a annoncé à l’AFP Me Nouredine Benissad, un avocat de son collectif de défense.

« C’est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. Trois ans ferme. On est surpris. Le dossier est vide », a déclaré l’avocat aussi président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADH). Ses deux coaccusés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du mouvement de contestation antirégime « Hirak », ont quant à eux été condamnés chacun à deux ans de prison, dont quatre mois ferme.

Accusé « d’incitation à attroupement non armé »

Âgé de 40 ans, Khaled Drareni est accusé « d’incitation à attroupement non armé » et « d’atteinte à l’unité nationale » après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation du « Hirak », le soulèvement populaire qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de Covid-19.

Lors de l’audience par visioconférence, au cours de laquelle il est apparu amaigri, Khaled Drareni a rejeté les accusations. Il a assuré n’avoir fait que son « travail en tant que journaliste indépendant » et avoir exercé « son droit à informer ».