Conflit social dans la presse : Pas de Figaro en kiosques après le blocage de deux imprimeries par la CGT du livre

PRESSE Les filiales régionales de Presstalis ont été liquidées. 600 des 917 salariés ont été licenciés

J.S.-M. avec AFP

— 

Depuis trois mois, les Bouches-du-Rhône et une partie du Var sont privés de presse nationale quotidienne.
Depuis trois mois, les Bouches-du-Rhône et une partie du Var sont privés de presse nationale quotidienne. — Clément Follain / 20 Minutes

Presstalis a été racheté, mais le conflit social se poursuit autour de l’ex-géant de la distribution de la presse. La parution du Figaro a été empêchée en France jeudi par le blocage par la CGT de ses imprimeries dans le Gard et en Seine-Saint-Denis.

L’entrepôt Midi Print de Gallargues-le-Montueux (Gard) a été bloqué mercredi soir par une quarantaine d’ex-salariés de la Société d’agence et de diffusion (SAD) de Marseille, empêchant sa distribution sur l’ensemble du sud de la France. Le second centre d’impression du Figaro, situé à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a également été bloqué.

600 salariés licenciés

Les filiales régionales de Presstalis, dont la SAD, avaient été liquidées le 15 mai par le tribunal de commerce de Paris, provoquant le licenciement de plus de 600 salariés.

La coopérative des quotidiens comprenant notamment Le Figaro, s’était portée acquéreur de Presstalis mais pas de ses filiales.

A Marseille, la situation est particulièrement critique : aucun accord n’a été trouvé pour reprendre la distribution des journaux. Les ex-ouvriers de la SAD souhaitent transformer leur ancienne entreprise en société coopérative d’intérêt collectif (Scic).

« Il n’y a rien qui avance »

« Il n’y a rien qui avance au niveau national – encore moins à Marseille – et ce sont les éditeurs qui en sont responsables », déplore le représentant CGT Maxime Picard.

Dans les Bouches-du-Rhône et une partie du Var, la presse quotidienne nationale est absente depuis plus de trois mois des kiosques.