La journaliste du « Washington Post », suspendue pour des tweets sur Kobe Bryant, a été réintégrée

SANCTION Cette journaliste américaine du « Washington Post » avait été suspendue parce qu’elle avait évoqué dans un tweet l’affaire de viol dans laquelle Kobe Bryant, décédé ce dimanche, a été impliqué il y a seize ans

A.D.

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Le siège du Washington Post, le 6 août 2013 à Washington
Le siège du Washington Post, le 6 août 2013 à Washington — Saul Loeb AFP

Suspendue pour avoir rappelé les faits. La journaliste américaine Felicia Sonmez a été suspendue dimanche par le Washington Post parce qu’elle avait partagé dans un tweet un lien rappelant que Kobe Bryant avait fait l’objet d’une accusation de viol en 2003, quelques heures seulement après que la légende du basket-ball et sa fille ont été tuées dans un accident d’hélicoptère.

Plus de 200 collègues du quotidien avaient alors signé une lettre d’un syndicat pour soutenir leur consœur et réclamer que sa sécurité soit assurée. La journaliste avait reçu de nombreuses menaces de mort et l’adresse de son domicile avait été diffusée.

Réintégration après une enquête interne

Le syndicat Washington Post Guild a fait savoir mardi que la journaliste avait été réintégrée à son poste. La directrice de la rédaction Tracy Grant a indiqué dans un communiqué qu’une enquête interne a permis de « déterminer que, même si nous considérant les tweets de Felicia malvenus, elle n’a pas clairement et directement enfreint notre politique en matière de réseaux sociaux ».

En 2003, Kobe Bryant est accusé de viol par une employée de 19 ans d’un hôtel de luxe dans le Colorado. Le basketteur avait d’abord nié, avant de reconnaître des relations consenties. L’affaire se terminera en 2004, sans procès, mais avec les excuses de la légende du basket et un supposé paiement au civil de plus de deux millions de dollars de dommages et intérêts à la jeune femme.