Les quotidiens « France-Antilles » et « France-Guyane » sont menacés de liquidation

PRESSE Le groupe FA Medias, qui détient les deux quotidiens, est en redressement judiciaire depuis juin

20 Minutes avec AFP

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Les quotidiens «France-Antilles» et «France-Guyanne» n'ont pas su résister à la crise de la presse (illustration).
Les quotidiens «France-Antilles» et «France-Guyanne» n'ont pas su résister à la crise de la presse (illustration). — G. Varela / 20 Minutes

La direction du groupe FA Medias, qui détient les quotidiens France-Antilles et France-Guyane, en redressement judiciaire depuis le 25 juin, a alerté samedi sur une possible liquidation judiciaire fin octobre, en appelant à « mobilisation des financements publics et privés ».

« Le compte à rebours a commencé, dans 30 jours les dés seront jetés », a déclaré dans un communiqué le directeur général de France-Antilles, Frédéric Verbrugghe, selon qui une « audience décisive » se « tiendra probablement » fin octobre devant le tribunal de commerce.

Nouveaux financements nécessaires

Les deux journaux n’ont pas évolué suffisamment rapidement dans le contexte compliqué pour la presse écrite, « malgré des efforts financiers considérables consentis par notre actionnaire », a-t-il expliqué. « Soyons clairs et réalistes : sans nouveaux financements, c’est la disparition de France-Antilles et France-Guyane à très brève échéance », affirme Frédéric Verbrugghe.

« L’édition d’un quotidien dans chacun des trois départements est et demeurera structurellement déficitaire », estime le directeur général, qui croit pourtant que « des solutions existent pour trouver un équilibre financier solide et durable » : « Une information écrite en parution tri-hebdomadaire, bi-hebdomadaire ou hebdomadaire », couplée à une information « digitale sur Internet ».

Trois offres de reprises déposées

Frédéric  Verbrugghe en appelle à la « mobilisation des financements publics et privés pour rendre possible la réorganisation et le redémarrage de l’entreprise ».

Pour l’heure, trois offres de reprises ont été déposées. Dans le meilleur des cas seraient sauvés moins de 10 % des salariés du groupe, qui emploie 282 personnes.