Le quotidien Sud Ouest veut concentrer ses forces sur le numérique.
Le quotidien Sud Ouest veut concentrer ses forces sur le numérique. — Vincent Damourette - Sipa

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Le groupe de presse «Sud Ouest» annonce la suppression de 132 postes via des départs volontaires

Le groupe Sud Ouest a annoncé mercredi un plan de départs volontaires portant sur 132 postes, dont 18 journalistes

« Mettre plus de force sur le numérique ». C’est l’objectif du groupe Sud Ouest, éditeur du quotidien régional éponyme et de quatre autres quotidiens payants, qui a annoncé mercredi un plan de départs volontaires portant sur 132 postes. Dévoilé lors d’un Comité social et économique (CSE) exceptionnel, il concerne 18 postes de journalistes et prévoit la fermeture de l’agence locale d’Angoulême du quotidien sans remettre en cause l’existence de son édition charentaise.

Patrick Venries, le président du directoire du GSO justifie cette réduction de la masse salariale par le fait que les activités « liées uniquement au papier [la fabrication, l’impression et la distribution du journal] doivent trouver un équilibre économique qui n’est pas atteint aujourd’hui ».

Départs effectifs à l’été 2020

« La raison de ce plan stratégique [2019/2023], c’est que, à l’échéance de 18 mois, si nous ne faisons pas des économies de masse salariale, nous ne passerons pas l’année 2021 », souligne Patrick Venries qui voudrait démarrer les négociations du plan en septembre pour que les suppressions de postes soient effectives à l’été 2020.

La CGT n’a pas encore réagi à cette annonce. « Dix-huit postes de journaliste supprimés, c’est beaucoup », relève de son côté Catherine Methon, déléguée SNJ (majoritaire) du collège journalistes. La syndicaliste veut, parallèlement au plan, se battre pour la « déprécarisation de la rédaction » qui compte 70 CDD.