Blocage d’Amazon: Des journalistes empêchés par la police d’accéder au mouvement

DESOBEISSANCE CIVILE Des organisations écologistes protestaient hier contre l’ouverture en France de nouveaux entrepôts du géant Amazon. Les policiers présents ont empêché certains journalistes de couvrir le mouvement

M. G.

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Des manifestants bloquent le site Amazon de Clichy, près de Paris, le 2 juillet 2019.
Des manifestants bloquent le site Amazon de Clichy, près de Paris, le 2 juillet 2019. — PHILIPPE LOPEZ / AFP
  • Une grande action de désobéissance civile à Paris, Lyon et en Moselle visait le géant d’e-commerce Amazon qui souhaite ouvrir de nouveaux entrepôts en France.
  • La police a empêché certains journalistes de couvrir l’événement : barrage, évacuation,…
  • Une vidéo dénonçant des violences policières lors d’une action de désobéissance civile avait circulé le week-end dernier.

L’histoire fait grand bruit, notamment sur Twitter. Des journalistes ont révélé qu’ils n’ont pas pu accéder au siège d'Amazon à Clichy (Hauts-de-Seine) pour couvrir la fin de l’action de « désobéissance civile » qui s’y déroulait ce mardi.

Trois actions visaient simultanément le géant d’e-commerce en France : en plus de celle de Clichy, d’autres étaient organisées à Lille et Toulouse. Les initiateurs de ces rassemblements, des organisations écologistes (ANV-COP21 et les Amis de la Terre) entendaient protester pacifiquement contre l’implantation de trois nouveaux entrepôts à Brétigny-sur-Orge (Essonne), Lyon et Augny (Moselle). Le modèle de livraison rapide, accusé de conduire à une surproduction et à la surconsommation, était également dans la ligne de mire des activistes.

Des journalistes escortés jusqu’au métro

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent les forces de l’ordre barrer le passage à des journalistes. Des gendarmes mobiles ont conduit de force jusqu’au métro des reporters qui ont refusé d’y entrer, relate LCI. Toujours selon le site de la chaîne info, les sept journalistes présents qui tentaient de retourner couvrir la fin de la mobilisation ont été refoulés en pleine rue alors que les passants non-journalistes pouvaient circuler librement.

Des répressions muselées

Une précédente mobilisation pacifiste, organisée le week-end dernier par Extension Rebellion sur le pont de Sully à Paris a défrayé la chronique. Une vidéo montrant des militants pacifistes être aspergés de gaz lacrymogènes, massivement relayée sur les réseaux sociaux, a créé la polémique.

Déjà, lors de cette action visant à alerter le gouvernement sur le réchauffement climatique, des journalistes s’étaient déjà vus refuser l’accès au secteur.