Un journaliste du «Figaro» sanctionné pour des faits de harcèlement

AGRESSION La direction de la rédaction du Figaro révèle que le journaliste mis en cause a été sanctionné « pour les faits de harcèlement »

Clément Rodriguez

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Plusieurs Unes du Figaro et ses suppléments.
Plusieurs Unes du Figaro et ses suppléments. — Damien Meyer AFP

Une journaliste du Figaro accuse un de ses anciens chefs d’agression sexuelle, selon Libération. Ce n'est pas la première affaire  d’agression et de harcèlement sexuelsdans le monde des médias.

Une scène d'agression

Des journalistes accusés d’agression et de harcèlement sexuels ont été licenciés dans différentes rédactions, comme Télérama ou FranceInfo. Dans un article publié le 12 mars 2019 par Libération, la journaliste du Figaro dénonce une scène d’agression : « C’était il y a quelques années, dans un ascenseur. Il m’a dit que mon rouge à lèvres l’excitait, et il m’a collé contre la paroi de l’ascenseur, en essayant de m’embrasser de force. Je l’ai violemment repoussé », explique-t-il.

Après s’être tournée vers sa direction, aucune enquête n’aurait été ouverte suite à ses révélations.

Une sanction pour des faits de harcèlement

Mais, depuis, la journaliste a été reçue par Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro. Elle précise à Libération : « Alexis Brézet m’a affirmé que [mon agresseur] avait reçu un avertissement par lettre recommandée, à la suite de cette affaire. Il n’aura pas le droit à une deuxième chance. La DRH m’a dit qu’il avait été sanctionné pour les faits de harcèlement ».

De son côté, Alexis Brézet explique, de son côté, que « la direction des ressources humaines du groupe Figaro a été saisie d’un cas, et d’un seul, et qu’après enquête et instruction du dossier, la direction du groupe a prononcé une sanction appropriée ». Toutefois, il refuse de confirmer le nom du journaliste mis en cause.