«Gilets jaunes»: Les vitres des locaux de France Bleu à Reims vandalisées

DERAPAGE Douze personnes ont été interpellées

L.B. avec AFP

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La manifestation des «gilets jaunes» à Reims le 18 mai 2019
La manifestation des «gilets jaunes» à Reims le 18 mai 2019 — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Une dizaine de « casseurs » ont brisé les vitres des locaux de France Bleu à Reims pendant le 27e acte des « gilets jaunes » samedi, a annoncé la radio, précisant que personne n’est entré et qu’il n’y a pas eu de blessé. Les vitrines des commerces avoisinants, agences immobilières et d’assurance, ont également été cassées.

Vers 17h30, « en passant devant France Bleu, quelques casseurs en tête de cortège ont explosé toutes les vitres extérieures de la station. Les casseurs sont partis aussi vite qu’ils étaient venus », a rapporté Sylvie Bassal, rédactrice en chef de France Bleu Champagne Ardenne. « Dans la station, c’est un sentiment de colère qui domine. C’est tellement facile de tout exploser ! »

Une centaine de « casseurs, black block et « gilets jaunes radicalisés »

La manifestation des « gilets jaunes » à Reims, où un « appel national » avait été lancé, a attiré entre 1.000 personnes selon la préfecture et environ 2.000. Selon le préfet de la Marne, une centaine de « casseurs, black block et "gilets jaunes radicalisés" » étaient présents. De nombreuses vitrines, une vingtaine selon la mairie, ont été vandalisées, du mobilier urbain dégradé et des poubelles incendiées.

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a apporté son « soutien aux équipes » de Radio France dans un message sur Twitter. « Insupportable attaque contre les locaux de@fbleuchampagne. Ceux qui se livrent à ces actes sont des ennemis de la démocratie. Une seule réponse : la fermeté ! », a-t-il écrit.

« S’attaquer à la presse, c’est attaquer la démocratie »

« La vandalisation de la station de radio fbleuchampagne est inadmissible, je la condamne fermement et apporte tout mon soutien aux collaborateurs qui assurent chaque jour cette mission essentielle de #ServicePublic de proximité », a également tweeté la présidente-directrice générale de Radio France, Sibyle Veil.

Des heurts ont opposé les manifestants à la police qui a fait usage de gaz lacrymogène. Douze personnes ont été interpellées, selon la préfecture. Le maire LR de Reims, Arnaud Robinet, a fait part de son « indignation face au comportement des casseurs présents lors de la manifestation », adressant ses « pensées » aux Rémois, aux commerçants, aux forces de l’ordre et aux équipes de France Bleu.

« S’attaquer à la presse, c’est attaquer la démocratie », a-t-il ajouté.