Fichier Monsanto: «Le Parisien» saisit la CNIL

FICHAGE Trois journalistes du « Parisien » auraient été fichés

L.B. avec AFP

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Stephane Albouy, directeur des rédactions du « Parisien - Aujourd'hui en France ».
Stephane Albouy, directeur des rédactions du « Parisien - Aujourd'hui en France ». — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France a confirmé ce vendredi que le journal allait saisir la CNIL après la révélation que des personnalités, dont trois de ses journalistes, auraient été fichées par Monsanto en fonction de leur position sur le glyphosate.

Une enquête diffusée jeudi dans le 20 Heures de France 2 a montré qu’une société de communication, Fleishman Hillard, aurait secrètement fiché des centaines de personnes (responsables politiques, scientifiques et journalistes) en fonction de leurs positions sur les pesticides, pour le compte du géant américain Monsanto (filiale depuis l’an dernier du groupe allemand Bayer).

Trois journalistes fichés

Comme l’a indiqué le journal sur son site, une porte-parole du Parisien/Aujourd’hui a précisé que le média, dont trois journalistes auraient ainsi été fichés, allait saisir la CNIL, l’agence publique de protection des données, et que le média se réservait la possibilité, avec les journalistes en question, d’engager une procédure judiciaire.

Le journal Le Monde et Stéphane Foucart, un de ses journalistes cité dans les documents, ont quant à eux porté plainte contre X le 26 avril auprès du parquet de Paris, notamment pour « mise en oeuvre de traitements de données à caractère personnel illicite », comme l’a indiqué la direction du journal jeudi sur son site.