VIDEO. Acte 23 des «gilets jaunes»: Vingt-deux rédactions apportent leur soutien au reporter Gaspard Glanz, interpellé samedi

SOUTIEN Les journalistes dénoncent « les conditions de travail extrêmement difficiles » lors des manifestations de « gilets jaunes », notamment pour les journalistes indépendants et les photographes « souvent en première ligne »

20 Minutes avec AFP

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Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé place de la République le 20 avril 2019 à Paris, lors d'une manifestation des «gilets jaunes».
Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé place de la République le 20 avril 2019 à Paris, lors d'une manifestation des «gilets jaunes». — Alfred Photo/SIPA

Vingt-deux sociétés de journalistes ont apporté leur « plein soutien » mardi au reporter Gaspard Glanz, « empêché de faire son travail de journaliste » après avoir été arrêté samedi pendant une manifestation de « gilets jaunes ».

Gaspard Glanz est « empêché de couvrir les prochaines manifestations parisiennes, c’est-à-dire de travailler et d’informer », condamne le communiqué signé notamment par les sociétés de journalistes ou de rédacteurs de BFMTV, Les Echos, Le Figaro, France 2, France 3 National, franceinfo.fr, France Inter, le JDD, Libération, Mediapart, Le Monde, RFI, RMC, Sud Ouest, France 24, L’Express, Premières lignes, L’Obs, Télérama, Paris Match, Le Parisien-Aujourd’hui en France ou encore TV5 Monde.

Interdit de manifestations

Interpellé samedi lors de l’acte 23 des « gilets jaunes » pour avoir fait un doigt d’honneur après avoir été poussé par un policier, le journaliste s’est vu remettre lundi, après deux jours de garde à vue, une convocation pour être jugé le 18 octobre au tribunal de Paris. Il sera jugé pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », selon son avocat Me Raphaël Kempf et le parquet de Paris. D’ici cette date, il a interdiction de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué son avocat.

« D’après les témoignages recueillis depuis, il a eu un mouvement d’humeur à destination de policiers, ces derniers refusant de l’entendre alors qu’il voulait se plaindre d’avoir été visé par un tir de grenade », soulignent les SDJ et SDR. Les journalistes dénoncent « une fois encore les conditions de travail extrêmement difficiles qui sont les leurs dans le cadre des manifestations de « gilets jaunes » », notamment pour les journalistes indépendants et les photographes, « souvent en première ligne ». Les journalistes, « qui font leur métier, ne peuvent pas tolérer de se voir régulièrement pris pour cible par les forces de l’ordre », soulignent les signataires.

Selon un décompte du journaliste David Dufresne, 79 journalistes ont été « victimes de violences policières » en six mois de manifestations. Les SDJ et SDR déplorent également « le silence assourdissant du ministre de la Culture et de la communication, pourtant censé soutenir la liberté et l’indépendance de la presse ».