Yassine Belattar placé en garde à vue après des plaintes pour «menaces de mort»

MEDIAS L'ex-auteur des « Guignols de l'info » Bruno Gaccio a déposé plainte contre Yassine Belattar pour « menaces de mort » 

20 Minutes avec AFP

— 

Yassine Belattar, en mai 2018 lors d'une présentation du Conseil présidentiel des villes.
Yassine Belattar, en mai 2018 lors d'une présentation du Conseil présidentiel des villes. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

L’humoriste  Yassine Belattar a été placé en garde à vue ce mardi matin au commissariat du 5e arrondissement de Paris, apprend 20 Minutes de sources concordantes. Il fait l’objet d’une plainte pour menaces de mort déposée le 24 janvier, nous indique une source judiciaire.

Selon l’AFP, c’est Bruno Gaccio, qui a travaillé avec Yassine Belattar en 2015 dans le cadre de « La Grosse Emission » sur Comédie +, qui est à l’origine de cette plainte pour « menaces de morts ». Yassine Belattar a, d’après Marianne et Mediapart, menacé de s’en prendre à la famille de l’ancienne plume des Guignols de l’info.

Des « comportements humiliants ou menaçants » qu’il conteste

Selon Médiapart, Yassine Bellatar est aussi accusé par plusieurs personnalités du monde du spectacle « de comportements humiliants ou menaçants ». « Quatre personnes ont décrit sur procès-verbal des menaces directes, une demi-douzaine de personnes au bas mot ont évoqué des relations professionnelles difficiles et deux jeunes femmes ont raconté des conversations dérivant vers des sous-entendus ou des allusions sexuelles alors qu’elles étaient à la recherche de travail », écrit le site.

Le comédien a contesté les accusations de harcèlement professionnel mais assumé certains des propos reprochés. « Que je menace des gens, c’est un fait, a-t-il affirmé à Mediapart. Il y a plein de gens qui en menacent d’autres. Mais moi, je ne suis jamais passé à l’acte. »

Yassine Belattar est humoriste et également animateur sur Radio Nova. Il a par ailleurs été nommé l’an passé par Emmanuel Macron membre de l’instance du Conseil présidentiel des villes chargée d’agir pour les quartiers dits « difficiles ». Le 19 février, il a démissionné de LCI, où il tenait une chronique hebdomadaire, après une interview d’Eric Zemmour sur la chaîne.