Des premiers Etats généraux des femmes journalistes auront lieu le 13 avril à Paris

SEXISME L'objectif de l'événement, organisé par l'association Prenons la Une, est d'élaborer des solutions concrètes aux discriminations en tous genres et au harcèlement dans les rédactions

20 Minutes avec AFP

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L'association Prenons la Une organise les premiers Etats généraux des femmes journalistes le 13 avril 2019 à Paris
L'association Prenons la Une organise les premiers Etats généraux des femmes journalistes le 13 avril 2019 à Paris — Association Prenons la Une

Elaborer des solutions concrètes aux discriminations en tous genres et au harcèlement dans les rédactions. Voilà l’objectif des premiers Etats généraux des femmes journalistes qui se dérouleront le 13 avril à Paris et qui sont organisées par Prenons la Une, l’association pour une meilleure représentation des femmes et l’égalité professionnelle dans les médias. L’événement devrait accueillir 200 à 300 participantes, à la Cité des sciences, avec au programme : des ateliers sur des thématiques variées telles que les inégalités de salaire, les discriminations de toutes natures, le harcèlement ​et le cyber-harcèlement, la grossophobie ou encore les difficultés propres aux femmes pigistes.

Un cahier de doléances remis au ministre de la Culture

Cette journée s’inspire des Assises pour la parité, organisées par les femmes du secteur du cinéma en septembre 2018. « Elles s’étaient réunies autour d’une table pour débattre de leur vécu et aboutir à des solutions très concrètes et pratiques dans leur cadre professionnel », a expliqué à l’AFP Léa Lejeune, présidente de Prenons la Une. L’association veut s’adresser, au-delà du cercle de ses adhérentes et sympathisantes, à des journalistes de tous horizons, quel que soit leur parcours professionnel et personnel. Ces Etats généraux déboucheront sur un cahier de doléances, qui sera remis au ministère de la Culture et aux rédactions.

Harcèlement mais aussi racisme, carrière, mobilité…

L’association Prenons la Une s’est illustrée depuis deux ans face aux nombreuses affaires de harcèlement qui secouent les médias français, des révélations liées au mouvement #Metoo fin 2017 à celles toutes récentes concernant la Ligue du LOL. Elle a notamment fait évoluer son statut pour accompagner les démarches juridiques des victimes, a mené des actions de sensibilisation dans les rédactions, et conduit dernièrement avec d’autres associations une vaste enquête pour mesurer l’ampleur des agissements sexistes et du harcèlement dans les rédactions, aux conclusions édifiantes.

Mais ces premiers Etats généraux aborderont des problématiques bien plus larges que le harcèlement, allant du racisme aux évolutions de carrière et à la mobilité des femmes journalistes. Une autre association, Pour les femmes dans les médias, va faire signer une Charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes mercredi à plusieurs responsables de grands médias au ministère de la Culture.

La semaine dernière, plusieurs études ont pointé le fort déséquilibre en défaveur des femmes dans les médias. Selon la plateforme Press’edd, parmi les 1.000 personnalités les plus médiatisées dans la presse en 2018, seules 15,3 % sont des femmes, pire score en 5 ans.