«Gilets jaunes»: 53% des Français pensent que le mouvement a été mal couvert par les médias

MEDIAS L’étude a été menée pour les 12es Assises internationales du journalisme de Tours, en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, « Le Journal du dimanche » et Radio France

C.W. avec AFP

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Selon un sondage, 53% des Français pensent que le mouvement des «gilets jaunes» a été mal couvert par les médias.
Selon un sondage, 53% des Français pensent que le mouvement des «gilets jaunes» a été mal couvert par les médias. — UGO AMEZ/SIPA

Une couverture médiatique très critiquée. Selon une étude Viavoice* réalisée pour les 12es Assises internationales du journalisme de Tours (en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du dimanche et Radio France), 53 % des Français pensent que le mouvement des «gilets jaunes» a mal été couvert par les médias.

La raison de ce mécontentement ? Selon cette étude, plus d’un Français sur deux estime que les médias « n’ont montré que certains aspects du mouvement et n’ont pas donné la parole à tous ». « Ce sont des avis très contrastés qui varient en fonction de l’origine géographique et/ou de la catégorie socioprofessionnelle. Dans les milieux ruraux, la critique envers les médias est plus vive qu’en région parisienne ou chez les cadres », a précisé Jérôme Bouvier, président des Assises, rapporte France 24.

Des avis très contrastés

Les critiques aussi sont relativement contrastées. Comme l’explique le site francetvinfo.fr, 35 % des sondés « pensent que la parole a été donnée davantage au gouvernement et à la majorité présidentielle », quand 18 % des sondés « considèrent que la parole a été plus donnée de manière générale aux “gilets jaunes” ». Selon l’étude, 34 % estiment que la parole donnée a été équilibrée.

Enfin, 77 % jugent inadmissible qu’on puisse s’en prendre physiquement à des journalistes et 72 % pensent que certains politiques ont une part de responsabilité dans la violence à l’encontre des médias.

*Cette étude a été réalisée du 11 au 18 février auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas.