VIDEO. Europe1: En colère, Bernard Tapie quitte le studio en pleine interview

MEDIAS Ce lundi matin, Bernard Tapie n'a pas apprécié qu'Audrey Crespo-Mara lui pose des questions sur son ancien collaborateur Marc Fratani. La journaliste assure que son invité savait que le sujet serait abordé

F.R.

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Bernard Tapie au micro d'Europe 1, le 4 mars 2019.
Bernard Tapie au micro d'Europe 1, le 4 mars 2019. — Capture d'écran Europe 1

Il s’est mis hors-jeu face à Audrey Crespo-Mara. Invité d’Europe 1 ce lundi matin, Bernard Tapie n’a pas apprécié que la journaliste évoque Marc Fratani, son ancien collaborateur qui l’accuse d'avoir acheté un arbitre dans les années 1990 alors qu’il était propriétaire de l’Olympique de Marseille.

« J’ai demandé à la Ligue, par l’intermédiaire de mon avocat, qu’ils le convoquent pour qu’il dise qui, a-t-il répliqué. Parce que s’il y a un arbitre qui a accepté d’être acheté pour un match, il faut le savoir. Vous vous rendez compte, c’est trop grave. » Bernard Tapie a précisé qu’il allait « évidemment » porter plainte contre Marc Fratani.

Audrey Crespo-Mara a alors relancé son invité sur le sujet, provoquant sa colère. « Si on passe la matinée pour parler de ce que Fratani a dit, je me lève et je vous laisse toute seule. On est d’accord ? Je suis venu parler de mon procès et de ce qui se passe dans le pays. S’il n’y a que ça qui vous intéresse, moi ça ne m’intéresse pas », a-t-il lancé avant de se lever et de quitter le studio.

« Assez malhonnête »

« Bernard Tapie, c’est ridicule, franchement », a déploré l’intervieweuse tentant de le faire revenir au micro. Pour elle, l’ex-homme d’affaires a voulu « faire un coup ».

« Bernard Tapie, quand il a accepté mon invitation [dimanche] – on a longuement échangé –, savait qu’on allait parler des accusations de Fratani (…). [Ce lundi matin], on en a encore parlé pendant plus d’une demi-heure avec lui et la direction de la station, juste avant l’interview. (…) Je trouve assez malhonnête le fait de partir de ce studio alors qu’il savait que nous en parlerions », a expliqué quelques minutes plus tard Audrey Crespo-Mara.