Extrait de l'émission «Quotidien» du 4 février 2019, avec les journalistes
Pierre Caillet et Baptiste des Monstiers
Extrait de l'émission «Quotidien» du 4 février 2019, avec les journalistes Pierre Caillet et Baptiste des Monstiers — TMC

LIBERTE DE LA PRESSE

Les deux journalistes de «Quotidien» racontent leur détention au Venezuela

Pris pour des espions, les journalistes Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers ont vécu les «montagnes russes» pendant deux jours...

Arrêtés mardi dernier par les forces de l’ordre vénézuéliennes, les deux journalistes de Quotidien, Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers, ont été libérés jeudi. Ils étaient lundi sur le plateau de Yann Barthès pour raconter leurs deux jours de détention. C’est alors qu’ils étaient en train de filmer aux alentours du palais présidentiel de Caracas avec un producteur local que Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers ont été contrôlés. Ils étaient entrés sans visa de journaliste au Venezuela, pays traversé par une grave crise politique.

« Obtenir un visa de presse est très compliqué »

« Au moment où on décide de partir pour le Venezuela, obtenir un visa de presse est très compliqué, raconte Baptiste des Monstiers. On s’est dit qu’il fallait y aller maintenant plutôt que d’attendre trois semaines ou un mois. » Arrêtés par les forces de l’ordre, parfois menottés et sans possibilité de communiquer avec leur ambassade, les deux jeunes journalistes ont été transférés dans plusieurs lieux de détention, et notamment l’Hélicoïde, le siège des services secrets vénézuéliens. Ils y ont croisé trois journalistes de l’agence espagnole Efe, retenus eux aussi.

« Ils nous ont pris pour des espions »

A ce moment-là, « ils nous prennent pour des espions, du personnel diplomatique undercover, on ne sait pas très bien, continue le reporter Baptiste des Monstiers. « Ça a été les montagnes russes », commente son collègue Pierre Caillé. Les deux journalistes ont été expulsés jeudi après que la France, notamment, a exigé leur libération.

Plusieurs journalistes étrangers ont été arrêtés au Venezuela depuis le début de la crise, dont deux journalistes chiliens, arrêtés près du palais présidentiel, qui ont été expulsés eux aussi. Reporters sans frontières a demandé au gouvernement de Nicolas Maduro le « respect de la liberté d’information » et dénoncé les confiscations de matériel ainsi que la censure sur les radios et télévisons locales.