BFMTV teste la «gilet jaune» Ingrid Levavasseur comme chroniqueuse

TELEVISION C’est l’animatrice Apolline de Malherbe qui a eu l’idée de proposer à Ingrid Levavasseur de rejoindre les chroniqueurs de son émission de débats politiques...

M.P. avec AFP

— 

Après avoir été invitée sur LCI pour « La Grande Explication », la « gilet jaune » Ingrid Levavasseur va devenir chroniqueuse sur BFMTV.
Après avoir été invitée sur LCI pour « La Grande Explication », la « gilet jaune » Ingrid Levavasseur va devenir chroniqueuse sur BFMTV. — SIPA

BFMTV va tester dimanche l’une des figures des « gilets jaunes », Ingrid Levavasseur, comme chroniqueuse d’une de ses émissions d’actualité. Cette aide-soignante « participera ce dimanche à l’émission "Et en même temps" présentée par Apolline de Malherbe, entre 18 et 19 heures, a précisé la chaîne d’info en continu dans un communiqué. Madame Levavasseur interviendra parmi les chroniqueurs de l’émission, comme citoyenne, par ailleurs engagée dans le mouvement des "gilets jaunes". »

C’est l’animatrice Apolline de Malherbe qui a eu l’idée de proposer à Ingrid Levavasseur de rejoindre les chroniqueurs de son émission de débats politiques. Et la suite de la collaboration « entre Madame Levavasseur et la chaîne sera décidée à l’issue de cette première émission », a précisé BFMTV, alors que cette initiative suscite d’ores et déjà des questionnements au sein de la rédaction de la chaîne.

Ingrid Levavasseur, BFMTV et problèmes de déontologie

La Société des journalistes (SDJ) de la chaîne a, en effet, interrogé en fin de semaine la rédaction en chef sur l’opportunité d’un tel choix. Des journalistes se demandent si les interventions d’Ingrid Levavasseur ne poseraient pas des problèmes de déontologie et si la chaîne ne cherche pas à surfer sur la vague des « gilets jaunes ». Ingrid Levavasseur recevra 150 euros brut par émission, selon Closer qui a révélé l’information un peu plus tôt ce matin.

Samedi dernier, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre avaient éclaté à Paris, à proximité des locaux de BFMTV et de France Télévisions, où plusieurs centaines de « gilets jaunes » étaient venus conspuer les « journalistes collabos ».