«Gilets jaunes»: Des journalistes blessés dans les manifestations à Paris

VIOLENCES Plusieurs journalistes ont été malmenés voire blessés lors des manifestations des « gilets jaunes » ce samedi à Paris… 

C.B. avec AFP

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Les journalistes en train de couvrir la quatrième journée de manifestation des gilets jaunes.
Les journalistes en train de couvrir la quatrième journée de manifestation des gilets jaunes. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une semaine après Hugo Clément, plusieurs journalistes ont été malmenés voire blessés lors des manifestations des « gilets jaunes » ce samedi à Paris, dont plusieurs par des tirs d’engins type « Flash-Ball », d’après des témoignages publiés par leurs médias ou diffusés via les réseaux sociaux. Deux photographes du Parisien ont été touchés par des tirs de lanceurs de balles automatiques (type « Flash-Ball ») sur les Champs-Elysées, l’un à la nuque et l’autre au genou, a rapporté le journal.

Le premier a été évacué à l’hôpital pour un « check-up ». Sur Twitter, il a indiqué que l’auteur du tir à bout portant, un membre des forces de l’ordre, s’était excusé auprès de lui. « Très en colère, j’ai enlevé toutes mes protections et je suis allé lui dire qu’il venait de me tirer dans le dos à bout portant dans la nuque… Je pense qu’il a eu peur de m’avoir tué car je suis tombé au sol pendant quelques secondes. Il m’a dit "Désolé je visais quelqu’un d’autre" », a-t-il indiqué à son journal.

« J’avais mon brassard de presse en évidence »

Un journaliste de l’agence de presse audio A2PRL, photo de son hématome à l’appui, a également rapporté qu’un policier lui avait tiré dessus avec le même type de lanceur de balles, « alors que j’avais mon brassard de presse en évidence ».

D’autres reporters ont quant à eux affirmé avoir été pris à partie par des casseurs ou des manifestants. Et plusieurs journalistes se sont plaints que leurs équipements de protection leur aient été confisqués par les forces de l’ordre, les exposant à des risques physiques.

« Casques et masques de protection volés par les CRS parce que je prenais une photo », a ainsi dénoncé la photographe de guerre Véronique de Viguerie, primée cette année au festival de photojournalisme Visa pour l’image, twittant peu après qu’elle s’était retrouvée exposée aux gaz lacrymogènes sans pouvoir s’en protéger.